L'Algérie veut réformer la règle du 51/49
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Selim Ben Taziri Rosa
jeudi 15 septembre 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 15 Septembre 2016 à 13:40

Depuis la loi Finance de 2008 imposant aux investisseurs étrangers un seuil de participation maximum de 49%, l’investissement étranger a été freiné dans le pays. Des mesures devraient être prochainement prises par les autorités algériennes pour assouplir cette norme, en particulier dans le secteur bancaire.

Selon le projet de loi de finances pour l’exercice 2017, les banques algériennes ne seront plus soumises à la règle 51/49 régissant l’investissement étranger avec des partenaires locaux.

Dans un contexte de baisse des recettes de l’Etat Algérien liée aux cours d’hydrocarbures, les autorités ont intérêt de moderniser leur secteur bancaire et de faire entrer des capitaux étrangers en Algérie. A cet effet, le seuil maximum de 49% sera revisité par la loi finance 2017 afin de rehausser la participation des investisseurs étrangers dans les institutions bancaires à hauteur de 66%.

Une nouvelle règle d’investissement pour l’Algèrie ?

Ce nouveau pallier attirera beaucoup plus d’investisseurs étrangers. L’investissement lié à la technologie de la connaissance sera également concerné par cette nouvelle règle plus flexible. Cependant, tous les projets entrant dans ce cadre seront soumis à la validation du Conseil National d’investissements dans un premier temps.

Le seuil de 49%, obligeant les investisseurs étrangers à s’associer à des nationaux détenant la majorité des parts a été adopté pendant la crise financière mondiale en 2008. Hélas, il n’a fait que de freiner les investissements directs étrangers (IDE).

Une règle non appréciée par tous

En 2014, Abdesselam Bouchouareb, ministre de l’industrie et des mines avait déclaré que cette règle du 51/49% « est appelée à disparaître en 2020, année de l’entrée en vigueur de la disparition des barrières tarifaires et l’établissement de la zone de libre-échange, conformément à l’Accord d’association avec l’Union européenne ».

Aspirant depuis 1987 à rejoindre l’Organisation Mondiale du Commerce, l’Algérie est contrainte de sacrifier les participations de certains secteurs comme les Petites et Moyennes entreprises afin de rejoindre cette Organisation.

Abdelmalek Sellal, Premier ministre d’Algérie avait déclaré à ce propos qu’“avec l’OMC, les négociations se poursuivent. Ils nous ont demandé de revenir sur la règle 51/49. Nous sommes encore en discussion, mais nous avons une stratégie : nous pouvons répondre à cette requête pour quelques secteurs avec un délai de grâce de quatre à cinq ans”.

Hormis le fait d’être une mesure révolutionnaire pour le secteur bancaire algérien selon ses promoteurs, l’inadaptabilité du système financier algérien envers les exigences de réactivité rendent les banques algériennes inéligibles à des partenariats avec les géants de la finance mondiale.

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