Le Crédit Agricole du Maroc détient la première banque islamique marocaine
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Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 16 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 16 Septembre 2016 à 10:07

Depuis quelques années, plusieurs groupes financiers locaux et étrangers manifestent leur envie d’investir dans le secteur banquier islamique au Maroc. En 2016, les demandes se multiplient et des accords sont établis.

Un établissement de la Banque Al-Maghrib au Maroc 

Le secrétariat général du gouvernement marocain a publié sur son site, le Bulletin officiel n°6498 ce 15 septembre. A sa lecture, on apprend que le premier établissement de crédit Marocain à obtenir un agrément pour l’ouverture d’une banque islamique est le Crédit Agricole du Maroc (CAM).

Le capital de la banque islamique sera de 200 millions de dirhams (environ 18,5 millions d’euros) dans un premier temps. Il doit doubler par la suite (400 millions de dirhams). La société islamique de développement du secteur privé, filiale de la Banque islamique de développement (BID), détiendra 49% des actions de la Banque. Le Crédit Agricole sera quant à lui actionnaire de 51%.

L’autorisation pour la création d’une nouvelle banque participative accordée au CAM émane d’un décret ministériel de l’Economie et des finances du 6 Septembre dernier, selon le Bulletin Officiel.

Manifestations d’intérêts et enquête

Suite à la manifestation de plusieurs groupes financiers pour le marché bancaire marocain Hallal, une enquête a été ouverte dans le but de capturer et analyser les opportunités ainsi que la demande marocaine envers ce type de marché bancaire.

L’institut islamique de recherche et de formation, rattaché à la BID ainsi que le cabinet de conseils Zawya ont pris la direction de cette enquête. Il s’avère, pour le plus grand plaisir de la BID et du CAM, que plus de 98% des Marocains ont manifesté leur intérêt pour les produits bancaires islamiques.

Cette enquête a été menée par 800 personnes âgées de 18 à 55 ans. Elle révèle que 84% des marocains souhaitent que ces produits soient moins coûteux que les traditionnelles. 30% ont déclaré qu’ils n’utiliseront plus que des produits financiers islamiques. La banque islamique s’avère offrir des produits bancaires plus chers que les services traditionnels. Cependant, 43% des personnes affirment qu’ils ouvriront des comptes bancaires auprès de ces établissements.

Une demande accrue de dossiers d’agréments

Lhassane Benhalima, chargé de la supervision de l’avancement du chantier des banques participatives pour Bank Al Maghrib a souligné qu’ “à la date du 29 juin 2016, 10 dossiers d’agrément ont été déposés entre banques marocaines et groupes financiers étrangers”. Les établissements Halal devraient entamer leurs activités « d’ici fin 2016 ».

Parmi ces banques, cinq sont marocaines ont souscrit pour l’obtention d’agréments. Le Crédit agricole, Attijariwafa Bank le Crédit immobilier et hôtelier (CIH), la Banque marocaine du commerce extérieur (BMCE) ainsi que la Banque centrale populaire (BCP) collaboreront avec « Bank Al Maghrib » pour le cadre législatif.

La fin d’un long parcours administratif ?

Il a fallu plus d’une dizaine d’années au Maroc pour promulgué la loi bancaire concernant le financement participatif 103.1. Le processus de mise en place de la finance participative au Maroc fut mouvementé et fatiguant.

La mise en place de dispositions fiscales (Mourabaha, Ijar), la signature d’un accord entre la Banque Al Maghrib et le conseil des Oulémas (Conseil des savants) pour la validation des circulaires dédiées aux banques participatives ainsi que des circulaires applicables aux établissements de crédit.

En 2014, la Banque Centrale populaire avait signé un partenariat stratégique dans la Finance Hallal avec Guidance Financial Group, filiale de Barwa, fonds souverain Qatari.

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