Portrait d’Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement marocain
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 16 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 16 Septembre 2016 à 08:14

Abdelilah Benkirane fait office de favori des élections législatives qui auront lieu le 7 octobre prochain au Maroc. Portrait…

Orateur charismatique au passé tumultueux, Abdelilah Benkirane amorce le virage des prochaines élections législatives avec une relative sérénité. Si son bilan ne fait pas l’unanimité, le chef sortant du gouvernement marocain reste le principal favori du scrutin du 7 octobre prochain.

Il a certes perdu en popularité (48,5% en 2016 contre 62% en 2015), mais il peut compter sur une base électorale large et un bilan « positif dans un contexte mondial défavorable », selon les termes employés sur le rapport énumérant les réalisations du gouvernement entre 2012 et 2016.

Ecomnews Med vous propose de revenir sur la carrière de cet homme politique qui ne laisse personne indifférent…

De la Jeunesse socialiste à la Jeunesse islamique…

A 62 ans, Abdelilah Benkirane brigue un second mandant de chef du gouvernement. Il faut dire que ce professeur de physique de formation a résolu l’équation marocaine. Sous des sourcils noirs épais et une barbe poivre-sel faussement négligée, ce baroudeur de la politique affiche un tempérament rieur, parfois moqueur, parfaitement illustré par ses interventions hautes en couleur.

Né dans le quartier populaire d’Al-Hakkari à Rabat le 2 avril 1954, Abdelilah Benkirane entame sa longue carrière politique sous les ordres d’un certain Mehdi Ben Barka sous la bannière de la Jeunesse Socialiste de l’Union nationale des forces populaires. Un bac scientifique et un diplôme à l’Ecole nationale supérieure plus tard, il rejoindra la Jeunesse islamique fondée par Abdelkrim Moutiî, aujourd’hui exilé en Libye.

Il justifiera cette adhésion par « l’athéisme » de ses camarades socialistes, qui n’hésitaient pas à « manger et à boire pendant le ramadan », raconte une connaissance de l’homme d’Etat.

De la prise à la tête du gouvernement…

Arrête puis condamné dans la foulée à deux ans de prison fermes, Benkirane décidera, dès sa libération en 1978, d’agir dans la légalité. Il fondra trois ans plus tard la Jamaa Islamiya qui reconnait dans ses statuts les prérogatives religieuses de la monarchie. Au fil des ans, Bekirane réprouvera progressivement l’islamisme révolutionnaire, si bien qu’il sera renié par ses anciens « camarades » qui voient en lui un « agent du Makhzen ».

En 1997, il intègre, avec 400 militants « modérés », le Mouvement populaire, démocratique et constitutionnel (MPDC) du docteur Abdelkrim El Khatib, proche du roi Hassan II. Un an plus tard, le parti prospère et devient le Parti de la Justice et du Développement (PJD) ; un nom qu’il garde encore aujourd’hui. La carrière politique de Benkirane décollera dès 1997, date à laquelle il sera élu député de la ville de Salé.

Pragmatique et proche des classes sociales populaires, Abdelilah Benkirane gagnera en expérience et peaufinera son discours pour emmener son PJD au sommet de l’Etat. Aujourd’hui, après un premier mandat « réussi » pour certains, « très mitigé » pour d’autres, Benkirane aborde la campagne électorale avec plus d’un tour dans son sac. Aura-t-il droit à un autre quinquennat ? Réponse le 7 octobre prochain.

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