Propriété intellectuelle : le Liban surveillé par les Etats-Unis
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 16 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 16 Septembre 2016 à 08:34

Le Liban figure dans la liste des Etats placés sous surveillance par les Etats-Unis d’Amérique. Explications…

Ce n’est un secret pour personne. Le Liban fait le forcing depuis quelques mois et relance sa candidature à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).

Si le dossier de Beyrouth est solide, il reste néanmoins entaché par les contretemps enregistrés par sa politique de protection de la propriété intellectuelle. En effet, le Liban fait partie des 23 pays qui figurent sur la liste de surveillance ‘’Watch List’’ des Etats-Unis en la matière. De quel type de surveillance s’agit-il ? Décryptage !

Une question de respect de la propriété intellectuelle

Depuis une décennie, les Etats-Unis ont relevé le défi de traquer les manquements au respect de la propriété intellectuelle partout dans le monde.

Selon le dernier rapport établi par le Bureau du représentant américain au commerce, le fameux « Special 301 », le respect des droits de propriété intellectuelle (DPI) laisse à désirer au Liban, ce qui pourrait sérieusement compromettre sa candidature.

Si le gouvernement américain n’hésite pas épingler les mauvais élèves, ce n’est aucunement en préambule d’éventuelles sanctions. « Les Etats-Unis ne prévoient pas de sanctions pour les pays figurant sur la liste de surveillance, mais fournissent au contraire un appui technique et un suivi politique aux gouvernements concernés », assure Jennifer Palmer, attachée de presse de l’ambassade américaine au Liban.

Cela n’empêche pas quelques dégâts sur « l’image du pays », explique Fadly Jamaleddine, président du cabinet d’avocats Mena City Lawyers.

Que fait le Liban entre-temps

Si du chemin reste à faire, le Liban n’en reste pas moins dans une bonne dynamique, en témoigne son éviction de la « Priority watch list » qui énumère les pays où la protection des DPI est dans un état calamiteux, avec cette fois, des sanctions économiques.

Les efforts du Liban dans la lutte contre le piratage des disques musicaux ont d’ailleurs été salués par le Bureau du représentant américain au commerce dans son rapport de 2008. Dans le même cadre, les Etats-Unis « invitent » le Liban à ratifier et exécuter les derniers traités-cadres en matière de DPI, notamment la convention de Paris pour la protection de la propriété industrielle.

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