Les raisons de la colère des producteurs de pommes au Liban
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Selim Ben Taziri Rosa
mardi 27 septembre 2016 Dernière mise à jour le Mardi 27 Septembre 2016 à 11:05

La production libanaise de pommes est menacée par plusieurs facteurs économiques et politiques. Suite aux manifestations des producteurs, des mesures sont prises pour aider le secteur.

L’autoroute reliant Beyrouth à Tripoli a été bloquée au niveau de la ville de Jbeil par des producteurs de pommes de la région d’Akoura et de Tannourine mécontents de la crise qu’ils traversent face aux gaspillage massif de leurs récoltes de pommes.

Ce blocage a provoqué d’énormes embouteillages et a suscité la venue des forces de l’ordre pour les disperser avant qu’ils ne bloquent l’autre sens de l’autoroute. Les producteurs avaient tenu un “Sit-in” en présence du ministre des télécoms, Boutros Harb, au milieu de la place principale de Tannourine.

Les producteurs face au gouvernement

La principale raison de cette manifestation est le manque d’actions politiques relative à l’absence d’ouverture aux marchés internationaux pour la récolte des pommes de terre produites au Liban. Plus de 5 millions de caisses de pommes invendues menacent d’être gâchées.

Face à cela, le président de la municipalité de Tannourine, Bahaa Harb a commenté « Les producteurs de pommes demandent que le gouvernement trouve des marchés alternatifs pour leurs marchandises et qu’il leur octroie des aides financières. Il devrait aussi procéder à l’achat de la production de cette saison (300 millions de caisses), à raison de 5 dollars par caisse, soit la moitié de leur coût de revient ».

Plusieurs responsables politiques ont suggéré que le gouvernement négocie la revente de la récolte de pommes aux organisations internationales chargées de l’aide aux réfugiés syriens au Liban.

Quelle est la cause de ce gaspillage ?

Initialement, la production de pommes libanaises était revendue aux marchés libyens, aux pays du Golfe et à l’Egypte. Suite au taux de change de la livre égyptienne en hausse et aux problèmes frontaliers avec la Syrie, l’exportation a été énormément réduite.

Avec plus de 70% de la production libanaise destinée à l’Egypte, le ministre de l’agriculture, Akram Chehayeb a demandé à l’ambassadeur égyptien au Liban, Nazih al-Najary, d’aider à l’écoulement de  la marchandise.

Une initiative en vue ?

Pour soutenir les producteurs de pommes libanais face à cette crise de la demande, le secrétaire général du syndicat des hôteliers du Liban, Wadih Kanaan, a appelé les hôtels à initier la démarche commerciale « une pomme pour chaque client ».

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