L'Algérie envisage d'introduire à la Bourse d'Alger des banques publiques
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Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 30 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 30 Septembre 2016 à 07:28

Dans un contexte de chute des recettes pétrolières, le gouvernement algérien envisage de nouvelles mesures pour combler le déficit économique et ces initiatives pourraient bien passer par le marché boursier.

L’Algérie envisage de permettre aux investisseurs privés, locaux et étrangers d’entrer davantage dans le marché bancaire algérien. Les banques publiques du pays pourraient être introduites en Bourse pour développer leurs activités de marchés. Cette opération pourrait également permettre de diversifier leurs sources de financement afin de compenser l’impact de la chute pétrolière.

Un petit pas de plus dans la privatisation algérienne

Ce projet autorisera également les investisseurs étrangers à détenir plus de 49% du capital des banques algériennes. Ce laisser passer supprime donc la règle régissant l’investissement étranger avec des partenaires locaux. Face à cette nouvelle opportunité, les banques souhaitant s’introduire à la bourse d’Alger seront tenus d’obtenir un feu vert préalable en provenance de la Banque Mondiale.

La Banque Mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) avaient déjà appelé l’Algérie à réformer son secteur bancaire et à moderniser son marché boursier afin d’attirer plus d’investisseurs et trouver de nouvelles sources d’investissement.

En 2007, les autorités algériennes avaient déjà envisagé l’ouverture du secteur bancaire aux capitaux étrangers. Cette mesure était intervenue suite à la privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA). Elle a cependant échoué seulement 2 jours avant la date limite des dépôts d’offres.

L’Algérie face à sa dépendance

La modification de l’encadrement du capital des banques s’inscrit dans le projet de budget 2017 qui devra être approuvé par les députés en premier lieu, puis par le président algérien, Abdelaziz Bouteflika.

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