Le code de l’investissement tunisien est adopté
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Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 30 septembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 30 Septembre 2016 à 09:27

Suite à la révolution du Jasmin en 2011, les investissements étrangers en Tunisie sont passés de 3,1 milliards d’euros en 2010 à 1 milliards en 2015. Pour stopper ce recul, le code de l’investissement a été revisité.

Le nouveau code de l’investissement tunisien, devant aider la Tunisie à créer le maximum de postes  à grande valeur ajoutée et au moindre coût, vient enfin d’être adopté le 17 septembre dernier après plusieurs polémiques et débats concernant son absence de vision stratégique et son penchant néolibéral.

Un projet un peu trop libéral ?

Selon ses promoteurs, le projet du Code de l’investissement « veut rompre avec la complexité de l’ancien cadre ». Ce code souhaite lancer les réformes exigées par les bailleurs de fonds. Il représente l’un des principaux outils de politique économique de l’Etat et détermine les avantages financiers et fiscaux offerts aux investisseurs nationaux et étrangers.

Le projet du ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Yassine Brahim, se veut ouvertement libéral. Ainsi, il n’exigera ni cahiers de charges, ni autorisations et ne fera plus de distinction entre les investisseurs tunisiens et étrangers.

Sur un de ses tweets postés en Avril dernier, le ministre écrit : « Notre pays doit assumer son choix d’être un pays d’économie libérale, ouvert sur la mondialisation, et engagé sur la voie de la modernisation ».

Une visibilité internationale tunisienne

Après son adoption à l’assemblée, les 36 articles que le code comporte entreront en vigueur dès le premier janvier 2017. Il reprend les grandes lignes de l’ancien code, allège énormément le contenu et facilite les procédures.

Cette adoption contribuera à redonner de la visibilité à la Tunisie sur le radar des investisseurs étrangers à l’occasion de la conférence « Tunisia 2020 » le 29 et 30 novembre prochain qui est destinée à relancer l’investissement étranger.

L’adoption de cette réforme devrait aider la Tunisie de bénéficier du soutien des grands bailleurs de fonds et au décaissement par le Fonds Monétaire International (FMI). Le pays encaissera la première partie du prêt de 2,5 milliards d’euros étalé sur quatre ans consenti à la Tunisie en avril 2016 s’élevant à 311 millions de dollars (277 millions d’euros).

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