Le Liban mise sur le marché jordanien pour l’écoulement des surplus de sa production de pommes
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Selim Ben Taziri Rosa
lundi 3 octobre 2016 Dernière mise à jour le Lundi 3 Octobre 2016 à 13:21

Suite au blocage de l’autoroute libanaise par des producteurs mécontents, le ministre de l’Agriculteur envisage de renforcer les échanges avec le marché jordanien pour trouver une solution à cette crise de surproduction de pommes.

Le ministre libanais de l’Agriculture, Akraam Chehayeb a déclaré le 7 septembre dernier qu’il comptait entrer en contact avec le ministre jordanien de l’Agriculture, Akef Zu’bi, afin de trouver un moyen de liquider les excédents de stock de pommes menacées d’être gaspillées et vendues à perte.

Il souhaite donc que « le marché jordanien s’ouvre rapidement aux produits libanais au début de la nouvelle saison ». Il est à noter que le Liban a exporté 231 tonnes de pommes vers la Jordanie en 2016, pour une valeur de 116 millions de dollars, soit 3% des exportations totales de pommes.

Changement climatique, frontières coupées, taxes trop élevées

Le marché russe, qui générait plus de 261 millions de dollars (232 millions d’euros) dans l’exportation de pommes en 2014 est écarté en raison des taxes élevées, à raison de 250 dollars (222 euros) par tonne. Mr. Chehayeb s’était même déplacé en Russie pour une négociation sur le renforcement des échanges agricoles en juin dernier. Les dernières exportations de pommes vers la Russie remontent à 2014.

Les producteurs de pommes ont été appelés à ne pas vendre leurs récoltes aux commerçants à des prix dérisoires. Le ministre leur a également demandé d’attendre que de nouveaux marchés soient trouvés afin que leurs marchandises soient écoulées à des prix acceptables.

La récolte de cette année est estimée à 160 000 tonnes de pommes, mais le changement climatique et la fermeture de la frontière syrienne, réduisant le champ d’actions commerciales et stoppant le transport terrestre ont pénalisé significativement l’écoulement de la production.

Alain Hakim, ministre démissionnaire de l’économie libanaise, a déclaré le 27 septembre dernier avoir demandé au Premier ministre, Tammam Salam, des aides financières destinées aux producteurs de pommes et la prise en charge de la totalité des frais de transport de marchandises destinées à l’export.

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