L’Egypte veut attirer plusieurs milliards d’euros d'IDE pour moderniser ses infrastructures
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Selim Ben Taziri Rosa
lundi 3 octobre 2016 Dernière mise à jour le Lundi 3 Octobre 2016 à 09:47

L’Egypte souffre toujours de la crise économique survenue en 2011. Dans le cadre d’une relance économique, le pays multiplie ses efforts afin d’attirer le plus de capitaux étrangers et renflouer les caisses de l’Etat.

L’Egypte veut comptabiliser 10 milliards de dollars (8.9 milliards d’euros) d’Investissements directs étrangers (IDE) à partir de l’année prochaine afin de restaurer les infrastructures routières et énergétiques ainsi que créer de l’emploi. La somme sera essentiellement affectée à la modernisation d’un réseau de transport défectueux.     

Plusieurs obstacles politiques et économiques    

Pour relancer son économie, le pays doit gagner plus de devises et automatiser le processus de création d’entreprises. Cette approche a été clairement affirmée par le chef de l’Autorité générale pour l’investissement et les zones franches (GAFI), Mohamed Khodeir.

Au cours de l’année 2015-2016, plus de 6.8 milliards de dollars (6.1 milliards d’euros) d’IDE ont été mobilisés et c’est en 2015 que l’Egypte a occupé la première place du continent en matière d’IDE avec plus de 14.5 milliards de dollars (12.9 milliards d’euros) au niveau des capitaux investis.

Mr. Khodeir a affirmé que « le pays a connu cinq années très difficiles. De plus, avant la révolution, beaucoup de choses devaient être faites, mais ne l’on pas été. C’est pourquoi, nous avons pris la décision d’en venir à bout » a rapporté Reuters.

Nouvelles réformes

L’Egypte a réformé le droit des affaires l’année dernière afin d’apaiser le climat avec ses investisseurs en leur offrant plus de sécurité juridique, contre notamment les expropriations et les nationalisations. En revanche, en raison d’une absence de clarté sur les taxes relatives et l’implication de l’Agence des investissements extérieurs, cette loi a été énormément critiquée.

Les réserves de changes égyptiennes étaient de 36 milliards de dollars (32.1 milliards d’euros) avant le départ de Hosni Moubarak. Actuellement, ces réserves s’élèvent à seulement 15.53 milliards dollars (13.8 milliards d’euros). 

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