La compétitivité des pays nord-africains mise en avant dans le classement Davos
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Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 7 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 7 Octobre 2016 à 10:40

Après la chute du régime dictatorial de Ben Ali en 2011, l’économie tunisienne a connu une période difficile. Sa compétitivité baisse chaque année par rapport aux pays africains d’après un classement international

La 14ème édition du classement du rapport annuel de Davos a classé la Tunisie à la 95ème place, le 28 septembre dernier soit 3 places en moins par rapport à 2015. Le Maroc et l’Algérie dépassent la Tunisie en compétitivité.

Ce rapport a été organisé par l’Institut Arabe des chefs d’entreprises (IACE), partenaire local du World Economic Forum à la maison de l’Entreprise. Il dresse une évaluation sur la compétitivité annuelle de 138 pays selon 12 piliers.

Une compétitivité tunisienne faible

La Tunisie, avec 3.92 points, est classée à la 95ème place de ce classement, soit 3 places en moins comparé à l’année dernière.

Constatant l’énorme recul de la compétitivité tunisienne dans ce classement depuis 2011, Faycel Derbal, porte-parole de l’institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) explique que “le classement de la Tunisie est médiocre et loin d’être honorable, surtout qu’il ne cesse de se dégrader d’une année à l’autre, pour passer de la 32ème place, dans le rapport de 2011-2012, à la 92ème place dans celui de 2015-2016 et à la 95ème place cette année, soit un recul de 60 places depuis cinq ans”.

Cette régression est majoritairement due au pilier de l’efficience du marché de travail et celui du salaire et de la productivité.

Le Maroc devance l’Algérie et la Tunisie dans le classement Davos

D’autres pays nord africains gagnent quant à eux quelques places dans la compétitivité mondiale, selon Davos. Le Maroc, à la tête des pays maghrébins concernant la compétitivité, gagne deux places de plus dans le classement avec une note de 4.20 qui le laisse en 70ème position.

L’Egypte s’est vue attribuer d’une note de 3.67 à la 115ème place. Elle gagne une seule place.  Pour ce qui est de l’Algérie et le Liban, ils conservent tous les deux les mêmes places que l’année écoulée avec les notes de 3.98 et 3.84 respectivement.

La Tunisie a toujours été un pays à fort potentiel économique et jouissait d’une compétitivité très forte en Afrique. En 2011, il représente le premier pays maghrébin le mieux classé dans cette étude.  Il est rattrapé par le Maroc en 2014 et par l’Algérie en 2016 se retrouvant en 3ème place cette année. Au niveau des pays arabes, la Tunisie perd une place sur les trois dernières années et se positionne en tant que 10ème pays arabe le plus compétiteur.

Le système d’évaluation

Le classement est basé sur l’indice Mondial de la Compétitivité (GCI) et inclus 12 piliers regroupés en 3 groupes, avec plus de 114 variables. Les piliers du premier groupe sur les exigences de bases sont les institutions, les infrastructures, la stabilité macro-économique et la santé et l’enseignement primaire.

Le deuxième groupe regroupe les moteurs de développement dont l’enseignement supérieur et la formation, l’efficience du marché des biens, l’efficience du marché de travail, la sophistication du marché financier, l’aptitude technologique ainsi que la taille du marché. Le troisième groupe concerne la sophistication des affaires et enfin l’innovation.

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