L’Algérie adopte un projet de loi de finances pour 2017 tablant sur un baril à 50 dollars
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Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 7 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 7 Octobre 2016 à 07:36

L’économie algérienne doit faire face à la chute du baril de pétrole depuis 2014. Cette année, le projet de loi de finance prévoit un baril de pétrole à 50 dollars et un déficit budgétaire en baisse.

Le projet de loi de finances pour l’année 2017 vient d’être adopté par le gouvernement algérien au conseil des ministre le 4 octobre dernier. Avec un déficit prévisionnel estimé à 1 248 milliards de dinars algériens (10 milliards d’euros), la loi fait apparaitre un budget en déséquilibre. Cependant, cette estimation du déficit budgétaire est réduite de moitié par rapport au précédent.

Une dépendance au pétrole qui refait surface

Le niveau de recette de l’année prochaine est estimée en hausse de près de 13% par rapport à cette année avec 5 635,5 milliards de dinars (46 milliards d’euros). Pour permettre aux autorités algériennes de mener ses prévisions, les recettes ont été établies sur la base d’un baril de pétrole à 50 dollars (45 euros)

Les autorités estiment que la fiscalité ordinaire progressera de 3.5% et rapportera 2845,4 milliards de dinars (23.2 milliards d’euros). Pour le volet pétrolier, les revenus de fiscalités sont évalués à 2 200 milliards (17.9 milliards $).

Dans le cadre de la réduction du déficit sur les 3 prochaines années, dont l’objectif est de dompter le déficit à 2% du Produit intérieur Brut, avec 400 milliards de dinars (3.2 milliards d’euros) en 2019, les autorités algériennes tentent de palier les effets engendrés par la dépendance algérienne envers les prix du pétrole qui ont chuté de 70% depuis l’été 2014.

Effectivement, l’exportation de gaz et de pétrole s’éleve à 96% des exportations totales algériennes et représente 60% des recettes budgétaires de l’Etat.

Une meilleure maitrise des dépenses et une meilleure position

Le recours aux réserves financières du Fonds de régulation des recettes (FRR) sera une fois de plus nécessaire au financement du déficit budgétaire. Un recours très risqué du fait que ces réserves seront bientôt insuffisantes.

Le président algérien, Abdelaziz Bouteflika trouve judicieux d’appuyer les efforts des autorités à la maitrise des finances publiques et la rationalisation des dépenses afin de permettre à l’Etat, selon sa déclaration, « d’assumer pleinement ses missions au service des citoyens, notamment les plus démunis, et de diligenter la diversification économique grâce à laquelle le pays se libérera, à moyen terme, de la dépendance des hydrocarbures ».

Pour en savoir plus, un reportage sur l’adoption la loi de finances 2017 en Algérie :

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