Liban : Les tarifs d’électricité ne vont pas augmenter... pour le moment
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Selim Ben Taziri Rosa
mardi 11 octobre 2016 Dernière mise à jour le Mardi 11 Octobre 2016 à 10:23

Le gouvernement libanais est accusé d’avoir commis des bourdes administratives sur le contrôle et le financement du projet d’amélioration des centrales électrique. Ces améliorations devaient engendrer une hausse des tarifs d’électricité.

L’augmentation des tarifs d’électricité libanaise envisagée par l’établissement public « Electricité du Liban » devait être mise en place dès l’amélioration de la production électrique mais elle tarde à venir.

Cette mesure a été annoncée il y a bientôt 7 ans dans le cadre du plan global pour l’énergie par le ministre Gebran Bassil qui prévoyait du courant à plein temps (24h/24) à partir de 2015. Elle vient d’être remise à l’ordre du jour à la fin de septembre 2016 et a été corrigée.

Une augmentation graduelle des tarifs de EDL au Liban

Il est envisagé par le fournisseur d’électricité d’augmenter ses tarifs au fur et à mesure de l’amélioration de sa production : « Nous avons remis au ministère de l’Énergie et de l’Eau une étude approuvée à l’unanimité par le conseil d’administration d’EDL le 22 juin 2016, qui sera transmise au Conseil des ministres, seul habilité à décider d’une hausse éventuelle » indique une source à la direction d’EDL à l’Orient-Le jour.

Une étude menée par la banque d’investissement Blominvest Bank indique qu’« Une hausse de la production d’électricité entraînerait directement une augmentation de la consommation de carburant et creuserait donc le déficit public », continue la source précitée. Car, malgré la baisse du prix du pétrole, les transferts du Trésor à EDL constituent toujours le troisième poste de dépenses publiques. « Entre 2011 et 2015, (l’État a dépensé) 9,2 milliards de dollars pour couvrir les achats de carburant d’EDL, soit 1,8 milliard de dollars (1.6 milliard d’euros) par an en moyenne ».

Un gouvernement maladroit ?

Le projet n’évolue pas depuis plusieurs années et la cause directe vient de la négligence du gouvernement qui n’aurait pas assez contrôlé les dépenses de ce secteur et qui aurait en même temps cumulé les retards de paiement. Ces derniers seraient dus à un conflit entre le ministère de l’Énergie et celui des Finances en 2014 dans le cadre d’un projet d’augmentation des capacités de production des centrales de Zouk et Jiyeh.

Ce plan pour les centrales avec de nouveaux moteurs inversés de 272 MW devait fournir plus de trois heures de courant supplémentaires par jour, initialement prévus en août et en novembre 2014 pour Jiyeh et Zouk respectivement.

La construction d’une nouvelle centrale électrique à Deir Ammar fait partie des bourdes administratives des autorités chargées des projets concernant l’amélioration et le financement de la production électrique au Liban

La demande du ministre des Finances Ali Hassan Khalil de convoquer une session parlementaire concernant EDL en 2014 par LBCI News (en Arabe)

 

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