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Selim Ben Taziri Rosa
jeudi 13 octobre 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 13 Octobre 2016 à 07:46

Le secteur pétrolier tunisien est affaibli par les mouvements sociaux, l’insécurité, la difficulté d’extraction et le retard des investissements. Quel est le constat (et les réponses) du ministre tunisien de l’Energie ?

Siège de la compagnie pétrolière Agil à Tunis

La production tunisienne d’or noir ainsi que le nombre de permis d’exploration pétrolière a été réduite de moitié entre 2010 et 2016 selon la ministre tunisienne en charge de l’Energie, Hela Cheikhrouhou. La production d’or noir est passée de 80 000 barils par jour en 2010 à 40 000 barils en 2016.

Une production pétrolière tunisienne jonchée d’obstacles

Les autorités attribuent la chute des rendements pétroliers aux mouvements sociaux qui freinent la continuité de la production sur certaines concessions tunisiennes. C’est le cas par exemple des gisements de Kerkennah dont l’exploitation a été interrompue pendant plus de huit mois à cause de mouvements sociaux. Cependant, cette interruption a été stoppée par les autorités tunisiennes la semaine dernière.

Une conférence sur les investissements directs étrangers (IDE) dans les industries extractives organisée à la « Instauring an Advocacy Champion for Economy » (IACE), le 24 Mai dernier a fait le constat d’une faiblesse de ressources, de transparence et d’incitation des autorités tunisiennes.

A ce propos, le PDG fondateur du bureau de cabinet d’ingénierie Comete Engineering, Radhi Medde expliquait en mai dernier que « L’insécurité, la fiscalité importante, la difficulté d’extraction des potentiels réserves, le retard d’investissement dans les hydrocarbures non conventionnels sont les principaux freins qui empêchent la Tunisie d’être attractive pour les investisseurs étrangers ».

L’affaiblissement situation pétrolière est en partie due à l’ambigüité juridique autour de l’encadrement du secteur. Les compagnies exportatrices attendent l’adoption d’une loi qui définira clairement les mécanismes d’octroi des permis de prospection pétrolière avant la fin de cette année.

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