Le cinéma égyptien ne voit pas le bout du tunnel
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 14 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 14 Octobre 2016 à 08:07

Le cinéma égyptien a longtemps trôné sur l’industrie du 7e art arabe par la qualité et la quantité de ses productions. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Troisième producteur mondial de films entre 1950 et 1970, le cinéma égyptien semble avoir perdu sa grandeur d’antan. D’aucuns, nostalgiques de cette époque d’effervescence du cinéma égyptien, se sont tournées vers les films turcs et indiens… Le point sur les raisons de ce déclin.

Une impulsion positive sous l’ère nassérienne

Après la révolution de 1952 qui a mis fin à la monarchie en Egypte, les gouvernements successifs ont tout fait pour booster l’industrie du cinéma.

En effet, l’abolition de la monarchie a été un bol d’air frais pour le 7e art dans le pays des Pharaons, car elle a permis d’impulser les productions cinématographiques du pays, libérer la créativité des réalisateurs et débrider l’expression artistique.

Le 2 juin 1957, le ministère de l’Orientation Nationale crée un organisme pour consolider la place du cinéma en nivelant par le haut son niveau artistique et technique. Ainsi, des films historiques, sociaux et humoristiques se sont multipliés devant un public de plus en plus nombreux.

Entre 1963 et 1972, on estime à 153 le nombre de longs-métrages produits, plaçant l’Egypte dans le top 3 des producteurs de films à l’échelle mondiale… C’est ce succès au-delà des frontières qui a nourri l’internationalisation du dialecte et de la culture égyptienne au Maghreb, au Moyen-Orient et parmi les diasporas arabes en Occident.

Du désengagement de l’Etat à la censure…

Aujourd’hui, le cinéma est de moins en moins subventionné par l’Etat, et ce sont les petites productions qui en subissent les frais. Couplé à une censure invasive mais aussi à une autocensure de plus en plus systématique, ce désengagement de l’Etat a favorisé le succès des productions turques qui ont peu à peu repris le flambeau au Maghreb et dans les pays du Golfe.

A l’Institut supérieur du cinéma du Caire, vivier des talents du 7e art, les professeurs ne cachent pas leur mécontentement face à l’uniformisation des productions qui peinent à se mettre au diapason des films d’antan. « Ici, nous formons des jeunes talents. Mais la plupart d’entre eux n’auront pas d’autres choix que de travailler pour ce cinéma médiocre et inculte », a déploré cette enseignante à nos confrère du journal Le Monde

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