L’Egypte contrainte de dévaluer sa monnaie et restructurer ses subventions par le FMI
#ASavoir #Actualite #AvisDExperts #Decideurs #Economie #Institutions #Politique #EGYPTE
Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 14 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 14 Octobre 2016 à 10:40

Suite à l’accord passé entre le FMI et l’Egypte concernant les mesures à mettre en œuvre pour l’obtention d’un prêt de 12 milliards de dollars, la Banque Centrale d’Egypte ne semble pas tenir ses promesses et le FMI menace de se retirer.

La dévaluation de la livre égyptienne et la restructuration des subventions non pétrolières constituent désormais une urgence politique de premier ordre face à la menace du Fonds monétaire international (FMI) d’une éventuelle annulation du prêt de 12 milliards de dollars après l’approbation du FMI il y a quelques mois de cela.

Lagarde souligne l’importance de cette dévaluation

La directrice exé­cutive du FMI, Christine Lagarde a affirmé, en marge des réunions annuelles du FMI et de la Banque Mondiale à Washington du 7 au 9 octobre dernier que « Ces deux étapes sont nécessaires avant la réunion du conseil exécutif du FMI, non pas après. Une fois que le gouvernement égyptien aura finalisé ces deux réformes, le conseil précisera la date de sa réunion pour discuter de la demande du gouver­nement égyptien ». Elle ajoute par la suite que l’Egypte est consciente de l’importance de ces deux réformes et qu’il ne lui reste plus qu’à les appliquer.

Il est à rappeler que le gouvernement égyptien avait présenté une demande auprès du FMI pour recevoir un prêt de 12 milliards de dollars en juillet dernier. Le FMI avait approuvé la demande suite à la venue d’une délégation de l’institution bancaire pendant deux semaines. Le programme de la réforme été présenté par les autorités égyptiennes.

Un retard dangereux de la BCE

Il était convenu que l’Egypte devait rapidement mettre en application la dévaluation de la livre égyptienne et la restructuration des subventions non pétrolières au cours de la semaine suivant le départ de la délégation. Cependant, seules la Taxe de la Valeur Ajoutée (TVA) et la loi sur la fonction publique ont été appliquées.

Face à ce retard de la Banque Centrale d’Egypte (BCE) et des banques d’investissement, le gouverneur de la BCE, Tareq Amer, avait déclaré qu’aucune étape ne serait entreprise avant une hausse significative des réserves en devises étrangères égyptiennes.

Il explique que ces réserves pourraient atteindre au moins 25 milliards de Livres égyptiennes avant la fin de l’année. Suite à cela, les réserves ont enregistré une hausse de 15% pour atteindre 19.5 milliards de dollars, soit la plus grande hausse depuis Juin 2015.

Pour ce qui est des experts bancaires, la banque centrale entreprendra la dévaluation monétaire avec une baisse de 30% de la livre égyptienne quand ses partenaires économiques dont l’Arabie Saoudite, les Emirats et la Chine injecteront les 6 milliards de dollars promis. En attendant, aucune mesure ne sera prise, selon le chef du trésor d’une des banque étrangère, Tamer Youssef.

Pour en savoir plus, découvrez ce reportage d’Euronews “FMI: L’Egypte espère un prêt de 12 milliards de dollars”

 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *