Israël suspend sa coopération avec l’Unesco
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Karl Demyttenaere
lundi 17 octobre 2016 Dernière mise à jour le Lundi 17 Octobre 2016 à 07:18

Le 14 octobre, l’Etat Hébreu a annoncé qu’elle mettait fin à sa coopération avec l’Unesco suite à un vote de l’organisation internationale concernant Jérusalem.

La directrice générale de l’Unesco Irina Bokova

L’Histoire reste d’une brûlante actualité et un sujet de tension, surtout au Proche-Orient. Le 13 octobre, Benjamin Netanyahu avait critiqué deux projets de résolution sur la “Palestine occupée” soumis à l’Unesco deux jours auparavant. Le Premier ministre israélien estime que l’instance de l’ONU pour la culture avait ainsi “perdu le peu de légitimité qui lui restait“. 

Ces projets de résolution ont pour objectif de “sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est“. Les expressions, ainsi que la référence à Israël comme “puissance occupante“, sont similaires à ceux d’une résolution adoptée mi-avril.

En réaction, l’Etat Hébreu a annoncé la suspension de sa coopération avec l’Unesco. Dans une lettre adressée à la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova et publiée sur Twitter, le ministre israélien de l’Education Naftali Bennett accuse l’Unesco d’apporter un “soutien immédiat au terrorisme islamiste, et annonce la suspension par la commission israélienne de l’Unesco de “toutes ses activités professionnelles avec l’organisation internationale“.

La réponse de la directrice générale de l’Unesco

En réaction à cette décision, la Directrice générale de l’organisation internationale a déclaré dans un communiqué que « Nulle part ailleurs qu’à Jérusalem les traditions et patrimoines juifs, chrétiens, musulmans, s’imbriquent à ce point et se soutiennent les uns les autres ».

La dirigeante de l’Unesco Irina Bokova rappelle « la valeur exceptionnelle universelle de la ville, qui lui a valu d’être inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, tient à cette synthèse, qui est un appel au dialogue, non à la confrontation. Nous avons une responsabilité collective qui consiste à fortifier cette coexistence culturelle et religieuse, par la force des actes, et aussi par la force des mots. Cette exigence est plus forte que jamais, pour apaiser les divisions qui portent atteinte à l’esprit multiconfessionnel de la ville ».

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