Le secteur publicitaire algérien reçoit un coup de massue en 2016
#ASavoir #Actualite #AnalyseEconomique #Economie #Entreprises #Institutions #Politique #VieDesEntreprises #ALGERIE
Selim Ben Taziri Rosa
jeudi 20 octobre 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 20 Octobre 2016 à 08:33

L’investissement publicitaire en Algérie émane principalement de l’Etat, qui est en train de faire évoluer sa politique en la matière.

En Algérie, l’Etat accorde de moins en moins de contrats publicitaires aux médias en raison de la crise économique mondiale et la baisse des cours du pétrole.

Les contrats publicitaires se font rares en Algérie

Le ministre de la communication, Hamid Grine a annoncé le 6 octobre dernier que le volume de publicité publique a reculé de 65% entre 2015 et 2016 du fait de la crise économique mondiale.

Cette annonce a été faite lors d’une séance plénière à l’assemblée populaire nationale consacrée aux questions orales sur les critères de distribution publicitaire publique. Le ministre assure que son département « n’interviendra pas dans la gestion des entreprises médiatiques, mais il se soucie de la protection des journalistes qui est l’axe principal de son action ».

Il ajoute également, en soulignant l’importance et la présence de la liberté d’expression que « le respect de la vie privée des individus, l’intégrité, la précision, l’objectivité et le bannissement de la diffamation sans pour autant s’interdire la critique qui est garantie en Algérie dans le cadre de la liberté d’expression ».

La presse privée principalement touchée par la crise

La presse privée est la plus touchée par ce recule puisqu’elle bénéficie de plus de 90% de la publicité distribuée par l’entreprise nationale d’édition et de publicité (Anep). En revanche, la presse publique est quant à elle moins affectée par cette crise étant moins dépendante de la publicité.

En 2015, le secteur de la presse écrite compte 150 presse écrite dont seulement 6 à capitaux publiques. « Certains journaux pourraient fermer du jour au lendemain, si l’Etat décidait d’arrêter l’octroi de la publicité » souligne le ministre.

Certains journaux à grand tirage ont été privés de publicité pour la simple raison qu’ils ne respectaient pas le cadre social. Mr. Grine a expliqué que « certains ne déclarent même pas leurs journalistes et c’est pour cela que le ministère et le Premier ministre sont même intervenus pour prendre en charge certains journalistes sur le plan médical ».

Pour en savoir plus, une émission intitulée “L’Algérie peut elle vivre sans pétrole ?” par Le point économique.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *