Michel Aoun, futur président du Liban ?
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Karl Demyttenaere
jeudi 20 octobre 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 20 Octobre 2016 à 10:14

L’ancien général de l’armée libanaise Michel Aoun serait en bonne position pour obtenir ce poste vacant depuis deux ans et demi, en particulier avec le soutien de Saad Hariri.

Michel Aoun, ancien chef des armées libanaises et candidat au poste de président de la République

Saad Hariri, ancien Premier ministre libanais, aurait l’intention de soutenir la candidature de Michel Aoun au poste de président de la République, laissé vacant depuis deux ans et demi. Cet ancien militaire a été chef des armées libanaises de 1984 à 1989, puis chef du gouvernement intérimaire libanais de 22 septembre 1988 au 13 octobre 1990.

La fin d’un vide politique 

Cet accord avec Hariri, si il confirmé, pourrait sortir le pays de l’impasse politique. En effet, ce rapprochement de Saad Hariri, soutenu par l’Arabie Saoudite, avec son adversaire proche du Hezbollah Michel Aoun mettrait fin à la paralysie politique qui touche le Pays au Cèdre.

Fort de ce rapprochement, le général Aoun pourrait rassembler les deux tiers des députés (sur les 128 élus que compte le Parlement) derrière sa candidature le 31 octobre prochain, durant la 46ème réunion du Parlement pour élire un président.

Selon les accords qui régissent les institutions libanaises, le poste de président de la République à un chrétien et celui de chef du gouvernement à un musulman sunnite. Le 31 octobre, si le chrétien maronite Michel Aoun est élu président de la République il pourrait nommer Saad Hariri, personnalité incontournable de la communauté sunnite au Liban, comme Premier ministre

Un désengagement de l’Arabie Saoudite ?

Pour de nombreux observateurs, le soutien d’Hariri aurait été provoqué par les récentes difficultés financières de sa société Saudi Oger, entreprise de BTP dont le siège se trouve en Arabie saoudite.

Suite à la baisse des cours du brut, les dépenses publiques saoudiennes ont elles aussi diminué,. Ceci a provoqué des licenciements au sein du Courant du futur dirigé par Hariri. De plus, le Liban, théatre d’une lutte d’influence avec l’Iran, aurait été relégué au second plan par les conflits en Syrie et au Yemen.

Pour en savoir plus, découvrez ce reportage sur le parcours de Saad Hariri par l’AFP :

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