Compétitivité mondiale : le Liban fait du sur-place
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 21 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 21 Octobre 2016 à 10:27

Le Liban stagne à la 101e place du classement de la compétitivité mondiale publié par le Forum économique mondial. On fait le point.

Après notre focus africain sur le Global Competitiveness Index 2016-2017, Ecomnews Med vous propose aujourd’hui de mettre en lumière la performance du Liban qui stagne à la 101e place.

Le Liban fait du sur-place

Décidément, le Liban n’y arrive pas. La dynamique positive de 2011 qui avait porté le pays à la 89e place dans le Global Competitiveness Index (CGI) n’était donc qu’un mirage. En effet, la mouture 2016 de l’indice mondial de la compétitivité classe le pays du Cèdre à la 101e place avec un score de 3,8 sur un maximum de 7 ; un score en tout point identique à celui de 2015.

Selon le rapport du Forum économique mondial, le Liban est miné par la corruption, l’obsolescence des infrastructures, et l’instabilité gouvernementale (le Liban est sans chef d’Etat depuis le 25 mai 2014).

D’un autre côté, le Liban a toujours subi de plein fouet les joutes géopolitiques qui sévissent dans la région. Avec 1,1 millions de réfugiés syriens accueillis depuis le début du conflit, le Liban a vu sa population croître de plus de 25% en à peine 2 ans

Les institutions et l’environnement macroéconomique en berne, l’innovation progresse

S’il devance certains pays de la région MENA comme l’Egypte (115e), la Mauritanie (137e) ou le Yémen qui ferme la marche (138e), le Liban reste loin derrière la Tunisie (95e), l’Algérie (87e), le Maroc (70e) et surtout les Emirats-Arabes-Unis (16e).

L’indice de la compétitivité globale repose sur 12 indicateurs regroupés en trois sous-indices, et c’est sur le volet « critères de base » que le Liban réalise son plus mauvais score. En effet, le pays perd 4 places sur les composantes « institutions », « infrastructures », « environnement macroéconomique », « secteur de la santé » et « enseignement primaire ».

Le pays perd également une place sur le volet « optimisation de l’efficacité » qui évalue l’enseignement supérieur, le marché du travail, la maturité technologique ou encore la taille du marché. Enfin, la seule embellie est à mettre à l’actif du sous-indice « innovation et critères de sophistication » (+15 places) qui met en lumière les progrès réalisés par le Liban au niveau de l’innovation et des perspectives de croissance des entreprises.

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