Le Dirty Management ébranle l’Egypte
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 21 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 21 Octobre 2016 à 10:26

Le « Dirty Management » à l’égyptienne mine une économie déjà en grandes difficultés. Le point sur cette notion et état des lieux…

La plupart des pays du tiers-monde pratiquent ce que les spécialistes appellent le « dirty management », et force est de constater que le pays des Pharaons n’est pas épargné ! Nous vous proposons un billet synthétique sur cette notion de l’économie monétaire et son impact sur l’économie égyptienne.

Le dirty management à la loupe

La livre égyptienne est née en 1834, lorsqu’un décret royal promut une loi parlementaire instiguant le remplaçant du vieillissant qirsh. Adoptant de facto l’étalon-or entre 1885 et 1914, l’Egypte alignera sa monnaie sur la livre sterling jusqu’en 1962 avant d’opérer une légère dévaluation pour s’aligner sur le dollar américain.

En 1989, le régime d’alignement sur le dollar est abandonné et la livre s’établit à 0,10 $. Lorsque la valeur d’une devise devient la résultante de choix politiques plutôt que du jeu de la loi de l’offre et de la demande, nous sommes en plein dans le « dirty management ». La Banque Centrale injecte ou prélève des devises dans le marché pour défendre une certaine parité avec les monnaies étrangères, contrôlant par ricochet la valeur de sa monnaie nationale.

Le FMI en passe de gagner la bataille…

Le FMI note que la livre égyptienne est régie par un « managed float regime », un régime hybride qui mêle le marché et la Banque Centrale.

Cette dernière s’évertue à défendre la parité officielle. Le FMI recommande un passage immédiat au change flottant, adopté par les pays développés, y compris la Russie depuis l’automne 2014. Pour faire pression sur le gouvernement égyptien, le FMI a conditionné l’allocation de son prêt de 12 milliards sur 3 ans au lancement de réformes structurelles majeures avec un passage immédiat au régime de change flottant.

« Ce sont des réformes difficiles mais inévitables », a récemment concédé le président Abdel Fatah al-Sissi aux principaux quotidiens égyptiens. Il faut dire que le pays, économiquement mal en point, n’est pas en mesure de se priver de cette entrée d’argent, d’autant plus que ses relations avec les monarchies du Golfe ne sont plus au beau fixe.

Pour en savoir sur l’économie de l’Egypte, découvrez ce reportage de la BBC (en anglais) :

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