Le Liban, plateforme financière incontournable selon un classement international
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Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 28 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 28 Octobre 2016 à 09:17

Le domaine bancaire libanais, bien qu’en première place d’un classement international sur l’intermédiation financière, souffre de plusieurs déséquilibres. L’institut de la finance internationale ainsi qu’une étude de la Banque Mondiale livrent leurs observations.

L’association mondiale des grandes banques, « institut de la finance international » (IFI) a classé le Liban à la première place du classement régional en matière d’intermédiation financière.

Le Liban, les Emirats arabes unis et le Maroc en tête de classement de l’intermédiation financière

Il s’avère que les banques libanaises ont accordé au secteur privé, en 2015, des crédits dont le montant total est à plus de 105.1% du PIB national, soit le plus haut niveau jamais atteint dans cette région, selon la Société Générale de Banque au Liban (SGBL). Elle est talonnée par les Émirats arabes unis (93.9%) en seconde place et par le Maroc avec 84.4% du PIB.

Parmi les indicateurs démontrant  la hausse de l’inclusion financière au Liban, le nombre d’adultes possédant un compte bancaire est très significatif. Il a connu une hausse depuis quelques années. La part des adultes possédant un compte a grimpé à 47% en 2014 contre les 37% enregistrés en 2011. Concernant cette proportion, la Turquie talonne le Liban. En revanche, La Tunisie, la Jordanie et l’Égypte se retrouvent derrière le Liban pour ce classement.

Un système bancaire légèrement déséquilibré au Liban

Selon l’institut de la finance international, cette hausse de la proportion des détenteurs de cartes bancaires est principalement due aux efforts de la Banque du Liban face à l’absence de plans gouvernementaux. Cependant, cette hausse ne change en rien l’écart homme-femme concernant l’accès à un compte. En 2014, seulement 33% des femmes possédaient des comptes bancaires contre plus de 62% du côté des hommes.

Au niveau de la distribution des crédits, L’IFI estime que les banques privilégient les grandes entreprises déjà bien établies aux petites entreprises qui se retrouvent limités financièrement.  Pour illustrer cette inégalité, une étude de la Banque Mondiale considère que seuls 46% sur plus de 561 très petites entreprises (TPE) ont contracté un crédit bancaire entre 2013 et 2014. Parmi les TPE interrogées pour l’étude, 16% ont déclaré que leurs dernières demandes de crédit ont été rejetées.

Du coté des grandes entreprises, c’est plus de 77% qui ont eu recours à l’obtention d’un crédit bancaire et le taux de refus est de seulement 2.3%.

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