Liban : les nouvelles pousses du jeu vidéo ont le vent en poupe
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 28 octobre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 28 Octobre 2016 à 10:09

Le Liban ne dispose d’aucune école spécialisée en la matière. Pourtant, les startups du jeu vidéo se développent depuis quelques années !

Au Liban, le salut des jeunes pourrait bien venir du jeu vidéo ! Depuis quelques années, de nombreuses startups ont relevé le défi avec à leur tête de jeunes autodidactes passionnés. Tour d’horizon…

Une tendance qui intrigue…

Ils sont jeunes, ils sont passionnés de jeux vidéo, et ils partagent le même parcours « non-académique ». Au 4e étage de l’immeuble Berytech de Beyrouth sur la rue Béchara el-Khoury, trois nouvelles pousses officient sous le même toit, avec de simples vitres en guise de séparation.

Leur secteur d’activité est pour le moins en dehors des sentiers battus, surtout au Liban. « Nous nous sommes lancés mi-avril. Nous étions trois, nous sommes désormais six, et notre premier jeu pour téléphone portable sort bientôt », explique Joseh Saadé, directeur d’une société de programmation.

A moins de 11 km de là via la route de l’Indépendance, Mansourieh compte un autre immeuble plus fantaisiste, plus branché. Les locaux de l’entreprise de Lebnan Nader sont recouverts de figurines et de posters de héros de jeux vidéo, et les manettes traînent négligemment sur les bureaux.

C’est ici qu’a eu lieu le développement du clip jeu de Birdy Nam Nam sorti en 2011 par les frères Nader. La tendance des startups du jeu vidéo intrigue, dans la mesure où aucune école spécialisée n’existe dans le pays…

Apprendre sur le tas

Pour Vince Ghossoub, fondateur d’une entreprise de jeux multi-joueurs en ligne, l’absence d’écoles spécialisées ou de filières à l’université n’est pas véritablement un problème. « On ne devient pas un expert en jeux vidéo à l’université, on ne fait que gratter la surface », explique-t-il.

Pour Sanaa Charafeddine, professeure d’informatique et directrice du Software Institute à la Lebanese American University, les enseignants doivent rester dans leur rôle pédagogique en apportant uniquement les bases théoriques. Le reste dépend de la motivation et du talent du développeur.

« J’ai appris la programmation de jeux vidéo avec des livres et des tutoriels en ligne », renchérit George Habr, programmeur à Beyrouth. Il faut dire que la gratuité des ressources pédagogiques n’est pas étrangère à la multiplication des nouvelles pousses du jeu vidéo au Liban.

L’avenir ? Ils l’abordent avec beaucoup d’optimisme, à juste titre ! « Nul besoin d’avoir d’importantes infrastructures dans ce domaine, ce qui pénalise habituellement notre pays », explique Lebnan Nader. Chaque année, le Liban accueille la MENA Games Conference, l’évènement spécialisé le plus important dans le monde arabe ; de quoi insuffler un nouvel espoir à une jeunesse minée par un chômage endémique

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