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Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 18 novembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 18 Novembre 2016 à 09:44

Le Caire, contraint de dévaluer dangereusement sa devise nationale et de sacrifier ses subventions les plus essentielles, cède à la pression du FMI.

La Banque centrale égyptienne (CBE) a annoncé le 3 novembre dernier la dévaluation de 48% de la livre égyptienne afin de permettre au pays de recevoir le prêt de 13 milliards de dollars (11.8 milliards d’euros) américains de la part du Fonds monétaire international (FMI).

Sous une économie exsangue, l’Egypte dévalue dangereusement sa devise

Le système de change de la livre égyptienne n’est désormais plus contrôlé et les premières répercussions se font d’ores et déjà ressentir par les citoyens. Les prix des carburants augmentent de 30% à 47% et le prix du gaz domestique explose à hauteur de 87%.  

Afin de sortir la tête de l’eau, la banque centrale a augmenté son taux d’intérêt de 3% pour attirer le plus de flux de devises vers le secteur bancaire.

Dans l’optique de retrouver une prospérité économique, le Caire se voit contraint de réduire toutes les dépenses de l’Etat, d’instaurer une nouvelle taxe sur la valeur ajoutée et d’élaborer des coupes drastiques dans les subventions coûteuses, notamment dans le domaine de l’énergie.  

Une politique austère fait rage dans le pays

La réduction de plusieurs subventions publiques telles que l’électricité et le sucre a provoqué à elle seule la colère noire des citoyens. Effectivement, la réduction de la subvention de sucre a, par exemple créé une énorme pénurie sucrière en Egypte suite à la baisse des importations et au contrôle stricte de sa distribution.

Ces mesures austères font partie du plan gouvernemental qui consiste à permettre à l’Etat l’achat et la vente de dollars dans le but d’injecter des devises dans les caisses. Cette mesure jouera le rôle d’engrais pour l’investissement étranger et boostera le secteur touristique.

Cette libéralisation de la politique de change permettra sans aucun doute de “soutenir les exportations, le tourisme et d’attirer l’investissement étranger” selon le chef de la mission FMI en Egypte, Chris Jarvis.

Les prêts de la Banque mondiale et de l’Arabie saoudite ont permis aux réserves de change égyptiennes de se stabiliser à 19.6 milliards de dollars (17.8 milliards d’euros) à fin septembre dernier. Cependant, les réserves restent très basses par rapport à 2011.

Alors que l’inflation avoisine déjà les 15%, cette nouvelle baisse de devises ne s’avère pas sans risque dans un environnement économique difficilee et pourrait voir les prix exploser une fois de plus.

Pour aller plus loin, regarder ce reportage sur la colère en Egypte suite à la dévaluation de la livre égyptienne par Presse TV news Videos (en anglais)

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