no_picture
#ASavoir #Actualite #BuzzNews #Economie #Emploi #EnDirectDe #Entreprises #PhotosEtVideos #VieDesEntreprises #TUNISIE
Selim Ben Taziri Rosa
vendredi 25 novembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 25 Novembre 2016 à 14:00

Après le Maroc en 2006, la Tunisie se lancer à son tour dans la libéralisation de son ciel et ouvrir la porte compagnies étrangères. Comment y parvenir tout en préservant les intérêts de la compagnie aérienne nationale, Tunisair, en pleine zone de turbulence ?

L’ouverture du ciel tunisien était promise depuis plusieurs années, mais la Tunisie n’avait toujours pas été assez prête pour un tel changement de cap. C’est officiel, cette ouverture devrait être effective en 2017.

Cependant, dans le but de protéger la compagnie nationale aérienne Tunisair du marché international, l’aéroport de Tunis Carthage ne sera pas concerné, dans un premier temps, par la libéralisation du Traffic aérien.

La compagnie Tunisair menacée ?

La compagnie Tunisair, affaiblie par la crise économique et la baisse de régime du secteur touristique, ne voit pas ce changement comme une opportunité commerciale, bien au contraire. Une telle libéralisation du traffic aérien aura comme effet de réduire dangereusement sa part de marché et de faire chuter ses bénéfices.

« Notre compagnie aérienne nationale, Tunisair, vit une période difficile et la communauté nationale ne souhaite pas la sacrifier » déclarait le directeur général de l’ONTT (Office National du Tourisme Tunisien), Abdellatif Hamam au mois de juin 2015. De plus, la compagnie demande le soutien des autorités pour la modernisation de sa flotte et l’amélioration de sa compétitivité.

“L’expérience d’autres pays qui l’ont fait avant nous montre que si nous ne nous préparons pas bien, nous pourrions payer très cher le prix de cet “open sky” » explique Mr. Hamam, avant d’ajouter « En revanche, ouvrir petit à petit dans le cadre d’accords bilatéraux sur des aéroports qui ne sont pas encore assez desservis, peut être utile. C’est ce que nous avons récemment fait avec EasyJet sur Enfidha. Nous voulons maîtriser le rythme pour que l’ouverture du ciel puisse être utile à notre tourisme et notre économie. ».

Anis Ghedira, Ministre tunisien des transports avait annoncé, en Aout dernier, le licenciement de 1 000 personnes au sein de la compagnie aérienne Tunisair, soit 12% du personnel. L’objectif était d’améliorer la compétitivité et de réduire les coûts.

Bien que le lancement d’un “Open Sky” en Tunisie menacerait fortement la compagnie nationale, le trafic aérien sera quant à lui dynamisé grâce à l’amélioration des conditions et du nombre de vols ainsi que la réduction des prix.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *