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Selim Ben Taziri Rosa
lundi 5 décembre 2016 Dernière mise à jour le Lundi 5 Décembre 2016 à 09:50

D’après ce rapport, la jeunesse des pays arabe souffre du manque de transparence des gouvernements et d’une instabilité politique. La mobilité sociale est réduite, le chômage augmente et l’extrémisme menace de nombreux jeunes. Quelles sont les solutions pour venir en aide aux générations futures ?

La façade de l’Université américain de Beyrouth

Le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a publié une étude approfondie concernant le développement humain dans les pays arabes le 29 Novembre  lors d’une conférence à l’Université américaine de Beyrouth.

Une jeunesse arabe menacée par l’extrémisme et le chômage

L’étude a pour thème « Les jeunesse et les perspectives du développement humain dans un monde en mutation ». Selon elle, la cause majeure de la hausse de l’extrémisme des jeunes dans les pays arabes serait le manque de transparence des gouvernements, la faible compétitivité économique et la hausse du chômage. Ce dernier fait réduirait leurs perspectives d’avenir et augmenterait la dangereuse tentation de joindre des groupes religieux.

L’étude révèle que sur les 305 millions d’habitants de pays arabes, plus de 60% d’entre eux ont moins de 29 ans. Le tiers d’entre eux, soit 105 millions de personnes sont âgés de 15 à 29 ans.

« Cette tendance ne changera pas jusqu’en 2050 parce que le taux de natalité dans le monde arabe demeurera élevé. Seuls le Liban et la Tunisie affichent un taux assez bas pour la région et qui est de 2,5 enfants par femme », souligne le conseiller pour la région monde arabe auprès du Pnud, Adel Abdellatif dans un entretien avec L’Orient-Le Jour.

Cette immense part de la population arabe, vivant dans un environnement parfois dénué de libertés politiques et d’expression ainsi qu’exclue des politiques adoptées par les gouvernements se retrouve perdue et déstabilisée. Trop souvent, ce déséquilibre vire à l’extrémisme.

Le rapport souligne que « 80% d’entre eux accordent une grande importance à la religion dans leur vie » il ajoute que 4% des jeunes personnes interrogées disent soutenir les groupes djihadistes

Il convient de signaler également que 30% des jeunes arabes sont au chômage. Et ce taux est de 40% si l’on compte les jeunes femmes qui ne travaillent pas.

La jeunesse libanaise et le monde arabe

Pour ce qui est de leur expérience du pluralisme, le rapport révèle que les jeunes libanais s’en sortent mieux que le reste des jeunes arabes de la région. Cependant, la mobilité sociale au Liban est très réduite comparée aux autres pays de la région.

Selon le directeur du rapport, Jad Chaaban la vie des jeunes libanais dépend du milieu dans lequel ils naissent. Le Liban est le pays qui compte le plus de disparités sociales entre riches et pauvres. Il fait également partie des pays arabes avec la plus grande fuite de cerveaux. Plus de la moitié de ses jeunes diplômés émigrent à l’étranger en vue d’une meilleure carrière.

Pour se faire, le rapport a nécessité la mobilisation d’une cinquantaine de chercheurs ainsi que de nombreuses études et sondages se rapportant à un échantillon de 1 000 jeunes de chaque pays arabe au cours des huit dernières années.

Pour aller plus loin, Uune vidéo qui illustre les avancées de l’Afrique et nous explique le plan d’action du programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

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