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Ecomnews Med Redaction
mardi 6 décembre 2016 Dernière mise à jour le Mardi 6 Décembre 2016 à 11:20

La Banque Centre d’Egypte vient de publier une étude avec les chiffres clés des échanges commerciaux entre l’Egypte et les pays du monde pour l’exercice 2015-2015 avec les variations comparées à l’exercice 2014-2015

Selon le dernier rapport très attendu de la Banque Centrale du pays (BCE), le volume des échanges commerciaux de l’Egypte (exportations et importations) a atteint la modeste somme de 75,02 milliards de dollars contre 83,55 milliards pour l’exercice 2014-2015.

Une baisse de 8,54 milliards qui vient donc s’ajouter à la série d’indicateurs préoccupants. Structurellement déficitaire, le solde de la balance commerciale égyptienne s’établit désormais à –37,61 milliards de dollars au terme du 1er semestre 2016

Les exportations de l’Egypte ont enregistré une forte baisse

Le volume des exportations de l’Egypte a connu une baisse de 3,5 milliards de dollars à juin 2016 pour s’établir à 18,7 milliards. Selon la BCE, c’est l’effondrement du prix du baril qui a exacerbé la tendance baissière, puisque les exportations d’hydrocarbure ont chuté de près de 30%.

Cette contreperformance a donc creusé le déficit commercial du pays qui comptait sur l’or noir, l’acier, le fer et le coton pour stabiliser une économie ébranlée par l’instabilité qui a marqué l’après Moubarak. Les principaux clients de l’Egypte sont l’Union Européenne (1/3) et surtout les Etats-Unis qui accaparent près de 60% des exportations du pays.

Un repli de 5 milliards des importations

Le volume des importations égyptiennes s’est établi à 56,31 milliards de dollars à fin juin 2016, soit une diminution de 8,15% par rapport à l’exercice précédent. Cette baisse s’explique en grande partie par la baisse de la demande domestique, selon le rapport de la Banque Centrale.

Pour pallier le déficit de la balance commerciale, le gouvernement a mis en place de nouvelles réglementations portant sur les importations jugées « non essentielles ».

L’Egypte importe essentiellement des produits agricoles (23%), du pétrole et des produits miniers (22%) et surtout des produits manufacturés (55%). Une tendance plutôt étonnante est mise en exergue par la BCE. L’Egypte devient officiellement un importateur net d’hydrocarbures. La facture énergétique continue donc de gonfler et les pays arabes deviennent en conséquence les premiers partenaires de l’Egypte, devant l’Union Européenne.

Notons enfin que l’Egypte a dû récemment dévaluer sa monnaie pour bénéficier d’un prêt de 12 milliards d’euros contracté auprès du FMI.

Pour en savoir plus sur l’économie de l’Egypte, découvrez notre vidéo avec les chiffres clés à connaître :

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