Le Liban se dote d’un nouveau gouvernement
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Karl Demyttenaere
lundi 19 décembre 2016 Dernière mise à jour le Lundi 19 Décembre 2016 à 10:09

Depuis le 18 décembre, le Liban dispose d’un nouveau gouvernement mené par Saad Hariri comptant 30 ministres. Quels sont les principaux défis de ce nouvel exécutif ?

Six semaines après l’élection du président Michel Aoun (après 46 tentatives), le Liban s’est doté d’un nouveau gouvernement composé de 30 ministres. Cette équipe dirigée par Saad Hariri, qu’il qualifie de « gouvernement d’entente » rassemble l’ensemble de l’éventail politique à l’exception du parti phalangiste (chrétien) ayant refusé le portefeuille qui lui était proposé. 

Des priorités pour le nouveau gouvernement

Le nouveau Premier ministre Saad Hariri est âgé de 46 ans, il revient au pouvoir après en avoir été éloigné durant cinq ans. Il a expliqué à la presse que le gouvernement aura “à la tête de ses priorités de préserver la sécurité face aux incendies qui ravagent notre région”, soulignant que le gouvernement agirait pour “préserver notre pays des conséquences négatives de la crise syrienne“.

Pour gérer cette question, le nouveau chef du gouvernement a annoncé la création d’un secrétariat d’État pour les réfugiés et a appelé la communauté internationale “à prendre ses responsabilités pour aider notre pays à porter le fardeau“. A noter qu’aujourd’hui le Liban compterait entre 1,2 et 1,5 million de réfugiés

Autre priorité de la nouvelle équipe soulignée par Saad Hariri : « la préparation d’une nouvelle loi électorale en vue des élections législatives de 2017 », un dossier délicat divisant les partis et les communautés religieuses.

A noter que le nouveau Premier ministre Saad Hariri est hostile au régime syrien et que son gouvernement va compter deux ministres du parti chiite du Hezbollah, dont plusieurs membres sont accusés, devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), d’avoir planifié l’assassinat de son père Rafic Hariri en 2005.

La composition complète du gouvernement :

Président du Conseil des ministres : Saad Hariri (Futur, sunnite)

– Ministre de la Santé publique et vice-président du Conseil : Ghassan Hasbani (Forces libanaises, orthodoxe)

– Ministre des Affaires étrangères et des Émigrés : Gebran Bassil (Courant patriotique libre, maronite)

– Ministre de la Défense nationale : Yaacoub Sarraf (part de Michel Aoun, orthodoxe)

– Ministre de l’Énergie et de l’Eau : César Abou Khalil (Courant patriotique libre, maronite)

– Ministre des Finances : Ali Hassan Khalil (Amal, chiite)

– Ministre de l’Intérieur et des Municipalités : Nouhad Machnouk (Futur, sunnite)

– Ministre de la Justice : Salim Jreissati (part de Michel Aoun, catholique)

– Ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur : Marwan Hamadé (Rassemblement démocratique, druze)

– Ministre des Travaux publics et des Transports : Youssef Fenianos (Marada, maronite)

– Ministre des Télécommunications : Jamal Jarrah (Futur, sunnite)

– Ministre des Affaires sociales : Pierre Bou Assi (Forces libanaises, maronite)

– Ministre du Travail : Mohammad Kabbara (Futur, sunnite)

– Ministre de l’Agriculture : Ghazi Zeaiter (Amal, chiite)

– Ministre de la Culture : Ghattas Khoury (Futur, maronite)

– Ministre des Déplacés : Talal Arslane (Parti démocrate libanais, druze)

– Ministre de l’Économie et du Commerce : Raëd el-Khoury (Courant patriotique libre, orthodoxe)

– Ministre de l’Environnement : Tarek el-Khatib (part de Michel Aoun, sunnite)

– Ministre de l’Industrie : Hussein Hajj Hassan (Hezbollah, chiite)

– Ministre de l’Information : Melhem Riachi (Forces libanaises, catholique)

– Ministre de la Jeunesse et des Sports : Mohammad Fneich (Hezbollah, chiite)

– Ministre du Tourisme : Avedis Guidanian (Tachnag, arménien)

– Ministre d’État pour les Affaires du Parlement : Ali Kanso (Parti syrien national social, chiite)

– Ministre d’État pour la Réforme administrative : Inaya Ezzeddine (Amal, chiite)

– Ministre d’État pour la Planification : Michel Pharaon (indépendant apparenté aux FL, catholique)

– Ministre d’État pour la Femme : Jean Oghassabian (Futur, arménien)

– Ministre d’État pour la Lutte contre la corruption : Nicolas Tuéni (part de Michel Aoun, orthodoxe)

– Ministre d’État pour les Droits de l’homme : Ayman Choucair (Rassemblement démocratique, druze)

– Ministre d’État pour les Réfugiés : Mouïn el-Merhebi (Futur, sunnite)

– Ministre d’État pour les Affaires de la Présidence : Pierre Raffoul (part de Michel Aoun, maronite)

Si vous voulez en savoir plus sur l’économie du Liban, découvrez notre vidéo sur les chiffres clés du pays :

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