Les start-ups d’Israël, victimes d’un manque de main d’œuvre ?
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Karl Demyttenaere
mardi 20 décembre 2016 Dernière mise à jour le Mardi 20 Décembre 2016 à 15:25

Alors qu’il va quitter prochainement son poste, le scientifique en chef du ministère de l’Economie, Avi Hasson, a partagé son analyse sur le tissu économique en Israël et les défis qui attendent les entreprises.

Cela fait six ans que Avi Hasson est le scientifique en chef du ministère de l’Economie. Cet ancien de l’unité technologique d’élite 8200 de Tsahal spécialisée dans le renseignement électronique, est également à la tête de l’Autorité de l’innovation au sein du ministère de l’Economie et de l’Industrie et a eu la charge d’un budget gouvernemental annuel s’élevant à deux milliards de shekels (515 millions de dollars). Dans une récente entrevue, il dévoile sa vision du tissu entrepreneurial en Israël.

Le problème du personnel 

Selon lui, la question du financement n’est plus le problème majeur des sociétés israéliennes, comme cela a été le cas il y a 25 ans lors de la formation de l’écosystème des start-ups. En effet, aujourd’hui c’est plus plus de cinq milliards de dollars qui ont été investis dans des entreprises de haute-technologie israéliennes par des fonds de capital risque.

« L’obstacle à la croissance aujourd’hui, c’est le capital humain » explique Avi Hasson, rajoutant « c’est vraiment le défi numéro un pour faire avancer Israël ». L’Etat Hébreu doit exploiter de nouvelles ressources humaines et stimuler les cursus d’études scientifiques pour rester compétitive.

Ingénieurs, programmeurs… ils deviennent rares tandis que les étudiants semblent se détourner des cursus informatiques, mathématiques et scientifiques. Une situation difficile pour un tissu économique tourné vers l’innovation avec environ 1 000 nouvelles start-ups lancées chaque année, sans compter les 327 centres de R&D mis en place par des multinationales comme Google, Apple ou Microsoft.

Mobiliser toutes les populations 

Face à ce problème, le gouvernement a pris des mesures puisque dans le prochain budget pour 2017-2018, l’Autorité de l’innovation va être doté d’un budget particulier afin de gérer la question des ressources humaines. 

Représentant 21% de la population en Israël, les communautés arabes pèsent 3% des employés de l’industrie des hautes technologies. Le fait est que de plus en plus d’étudiants arabes entrent dans les facultés au sein des universités d’Israël, la voie royale pour entrer dans l’écosystème high-tech israélien.

Pour en savoir plus sur les start-ups en Israël, découvrez notre reportage en direct du Salon international de la Ville innovante (Nice) :

 

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