Femme entrepreneuse en Egypte ? Difficile, mais pas impossible !
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 23 décembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 23 Décembre 2016 à 08:27

Ecomnews Med vous présente trois entrepreneuses égyptiennes ayant osé franchir le pas de l’entrepreneuriat dans une société conservatrice et patriarcale.

En matière des droits de la femme, l’Egypte ne fait pas figure de bon élève dans la région MENA. En effet, le conservatisme et le caractère patriarcal de la société dans ce pays sont perçus comme des entraves à l’émancipation de la femme.

De plus, l’entrepreneuriat est depuis longtemps considéré comme la chasse gardée des hommes. Heureusement, de plus en plus d’Egyptiennes tentent d’échapper au joug de la société en s’adonnant aux affaires. Certaines d’entre elles arrivent même à créer leur propre entreprise. C’est le cas de Deena Fadel, Sally Sabri et Doaa Zaki, trois jeunes entrepreneuses égyptiennes dont nous relatons l’expérience…

Devenir femme entrepreneuse en Egypte, c’est possible !

Deena Fadel, 30 ans, a fondé en 2010 une ligne d’accessoires ménagers qu’elle a baptisée « Joud ». Elle s’est aventurée dans l’entrepreneuriat moyennant une faible somme d’argent et sans connaissances aucunes en marketing.

De surcroit, elle devait convaincre ses fournisseurs, en majorité des hommes, du bien-fondé de son projet, afin qu’ils puissent lui faire confiance. Aujourd’hui, cette business woman ambitieuse possède deux boutiques au Caire et emploie 15 personnes. Elle exporte ses produits (coussins, abat-jours, serviettes, plateaux, etc.) vers plusieurs pays arabes dont l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Emirats-Arabes-Unis ou encore le Sultanat d’Oman.

De leur côté, Sally Sabry (28 ans) et Doaa Zaki (27 ans) ont réussi à créer en 2006 l’entreprise Best Mums, spécialisée dans la vente de produits pour futures mamans en dépit de moyens financiers très limités.

Travaillant avec une douzaine de détaillants dans le pays, elles totalisent aujourd’hui plus de 200 ventes par mois via leur propre site Web. L’accès au monde de l’entrepreneuriat a permis à ces deux jeunes femmes de gagner en confiance et de s’affirmer dans le milieu des affaires largement dominé par la gente masculine. Elles expliquent d’ailleurs que leurs interlocuteurs masculins ne les prenaient pas au sérieux au début de l’aventure…

Le gouvernement égyptien n’aide pas assez les femmes entrepreneuses

Même si le taux de femmes entrepreneuses en Egypte est passé de 3% en 2009 à 11% en 2016, les exemples de création d’entreprise par des femmes font toujours exception dans le pays des pharaons. Une étude du think tank Global Entrepreneurship Development Institute (GEDI) réalisée en 2014 classe l’Egypte en 28e position (sur 30) en matière de soutien au développement d’entreprises fondées par des femmes…

Pour aller plus loin sur cette question de la place de la femme en Méditerranée, découvrez notre interview inédite de Delphine Borione, Secrétaire générale adjointe de l’Union pour la Méditerranée :

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