La mission de consultation du FMI fait le point sur l’économie marocaine
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 23 décembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 23 Décembre 2016 à 08:37

La mission de consultation du FMI au Maroc a livré son bilan et ses préconisations à l’occasion d’une conférence de presse à Rabat.

Une vue de la ville de Rabat, capitale administrative du Royaume

« La croissance devrait s’accélérer autour de 4,4 % et se stabiliser autour de 4,5% à moyen terme, sur la base des réformes mises en œuvre ». C’est ce qu’a déclaré Nicolas Blancher, chef de la mission de consultation du FMI au Maroc à l’occasion d’une conférence de presse qui s’est tenue à Rabat au début du mois de décembre. Compte rendu…

Le FMI salue des réformes audacieuses

Le Maroc devrait commencer à récolter le fruit des réformes mises en œuvre lors de ces dernières années. Alors que l’année 2016 devrait se solder par une croissance mitigée (entre 1,5 et 2%), la mission de consultation du FMI au Maroc s’est montrée plutôt optimiste pour l’exercice 2017 qui devrait connaître une accélération de la croissance.

Pour concrétiser ces prévisions, le Maroc devra poursuivre sa « gestion macro-économique prudente et les réformes structurelles » qui semblent donner un nouveau souffle à l’économie marocaine. Ainsi, Nicolas Blancher loue l’adoption de la loi organique des finances qui « organise de façon plus claire la gestion des finances publiques » ainsi que la réforme de la Caisse de compensation.

Les efforts visant à la diversifier l’économie et la réforme des retraites du secteur public sont les autres points positifs mis en lumière par le FMI.

La dépendance météorologique et la faiblesse du système éducatif épinglées

Le tableau n’est pas exempt de zones d’ombre. En effet, la mission de consultation du FMI au Maroc déplore la dépendance relative de l’économie vis-à-vis des saisons agricoles. La sécheresse qu’a connu le Royaume a par ailleurs directement impacté l’économie en 2016, qui reste largement tributaire de l’agriculture en dépit du développement du PIB non agricole.

Figurent également parmi les priorités : la refonte du système éducatif que certains observateurs marocains jugent « agonisant » ainsi que la poursuite des efforts pour élargir la participation des femmes au marché de l’emploi.

Pour appuyer les avancées entreprises par le Maroc dans la réduction des faiblesses budgétaires et extérieures en dépit d’une conjoncture tendue, le Conseil d’administration du FMI avait décidé en juillet dernier d’octroyer une LPL (Ligne de Précaution et de Liquidité) de 3,47 milliards de dollars au Maroc sur deux ans.

Objectif : protéger l’économie marocaine des chocs extérieurs et des risques baissiers liés au contexte géopolitique et sécuritaire.

Pour mieux connaître l’économie marocaine, découvrez notre interview exclusive de son ministre de l’Industrlie Moulay Hafid Elalamy : 

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