La déflation menace l’économie israélienne
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 30 décembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 30 Décembre 2016 à 09:39

Après l’hyperinflation de 1985, l’économie israélienne accuse aujourd’hui les affres de la déflation économique. Explications…

Les économistes israéliens ont affronté l’hyperinflation record de 1985 qui a induit une augmentation générale des prix de plus de 445%. Aujourd’hui, ils devront composer avec une légère tendance déflationniste qui n’arrange pas les ambitions économiques de l’Etat Hébreu. Explications…

Année déflationniste pour l’économie israélienne

L’année 2016 aura été déflationniste selon l’Institut israélien de la Statistique. En effet, le niveau général des prix a reculé de 0,2%, avec une accélération de la chute en novembre (- 0,4%). Les observateurs craignent que l’économie ne s’enfonce dans une spirale déflationniste qui se traduirait par des conséquences dramatiques pour l’Etat hébreu.

En effet, le gain de pouvoir d’achat induit par la baisse durable et généralisée des prix incite les ménages à reporter leurs dépenses pour profiter de la tendance baissière et les entreprises à temporiser leurs projets d’investissement.

Ce scénario risque d’être exacerbé par la hausse des taux d’intérêt réels qui boosteront le rendement de l’épargne, incitant ainsi les ménages à thésauriser davantage. En somme, la baisse générale des prix, la hausse des taux d’intérêt et la baisse de l’investissement se traduiront à terme par la réduction des coûts de production, la compression des salaires, la baisse de la production et de la consommation et in fine le report des dépenses.

Le renforcement du shekel et la baisse du prix du pétrole

La baisse appuyée enregistrée par l’économie israélienne pendant le mois de novembre repose en grande partie sur le recul inattendu du prix moyen des produits alimentaires (- 0,4%). On notera par exemple une baisse aux rayons de la volaille fraîche (- 5,8%), des fromages salés (-3,9%) et des yogourts (-3,5%). Du côté des fruits et légumes, le fenouil (-30%), les bananes (-25%), les avocats (-24%) et les tomates (-20%) ont accusé des baisses drastiques qui impacteront surtout les petits producteurs.

Pour beaucoup, la tendance déflationniste est causée par le renforcement du shekel face à l’euro, portant ainsi préjudice à la compétitivité des exportations israéliennes et concourant à la baisse du prix des produits importés. La baisse du prix du pétrole et la reprise économique morose des économies européennes expliquent également la déflation de l’économie israélienne.

Pour en savoir plus sur l’économie israélienne, découvrez notre vidéo avec tous les chiffres clés :

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