Le CMC fait le bilan de l’année économique au Maroc
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 13 janvier 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 13 Janvier 2017 à 11:40

Le Centre Marocain de Conjoncture vient de publier sa dernière lettre de conjoncture sur l’état de l’économie marocaine à fin 2016. Le point avec Ecomnews Med…

 

Le Centre Marocain de Conjoncture (CMC) a récemment publié la très attendue lettre de conjoncture qui remet l’économie marocaine dans son contexte global. Le redressement du prix du baril, la répartition jugée « mauvaise » des investissements publics et la résilience du marché des phosphates sont les principales thématiques abordées par la lettre. Tour d’horizon…

L’accord OPEP et la hausse des cours pétroliers

Les analystes du Centre Marocain de Conjoncture se sont intéressés de près à l’évolution du marché pétrolier. Il faut dire que l’actualité ne va pas dans le sens des pays non-producteurs.

En effet, un accord a été signé à l’OPEP et prévoit de réduire la production globale du pétrole brut pour la maintenir à 32,5 millions de barils par jour et ce, à partir du 1er janvier 2017.

Les cours du pétrole ont largement augmenté dès la fin de l’année 2016 par anticipation pour atteindre le plus haut niveau de l’année. Le CMC s’attend par ailleurs à ce que cette tendance haussière impacte l’économie marocaine dès le premier trimestre.

Mauvaise répartition des investissements de l’Etat

Le CMC s’est montré particulièrement mitigé pour ce qui est de l’investissement public, notant une répartition jugée « mauvaise » des dépenses publiques.

En effet, l’investissement public se concentre dans les secteurs qui créent le moins d’emploi et qui sont à faible valeur ajoutée : 52% de l’investissement public a ainsi été consacré au secteur du BTP, 40% au secteur de l’industrie et 21% seulement au secteur de l’agriculture qui génère environ 16% du PIB et qui représente jusqu’à aujourd’hui le secteur le plus créateur d’emploi au Maroc.

Conjoncture difficile pour le marché des phosphates

De grands défis attendent le secteur des phosphates et dérivés au Maroc, qui jusqu’à aujourd’hui, continue à afficher de bons résultats malgré un contexte international turbulent.

Les variations des prix sont volatiles et se prêtent très difficilement à l’exercice de l’anticipation, notamment à cause de l’instabilité qui devient la norme dans les pays du Proche et du Moyen-Orient.

Pour les analystes du CMC, le Maroc va devoir capitaliser sur ses solides acquis en la matière, multiplier les accords commerciaux sur la filière sur le continent africain et composer avec les nouvelles normes environnementales pour espérer tirer son épingle du jeu.

Pour en savoir plus sur l’économie marocaine, découvrez notre vidéo sur les chiffres clés du Maroc :

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