Retour sur une année compliquée pour l’économie tunisienne
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 13 janvier 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 13 Janvier 2017 à 10:48

L’économie tunisienne a vécu des temps difficiles en 2016. Retour sur une année compliquée marquée par l’inflation et une petite croissance.

Inflation, tourisme en berne, croissance décevante… L’économie tunisienne a vécu une année plus compliquée que prévu. Toutefois, le gouvernement espère souffler en 2017 grâce notamment aux promesses d’investissement faites par les partenaires à l’occasion de la conférence internationale sur l’investissement Tunisie 2020

Inflation, petite croissance et chute de la production minière et pétrolière

Les Tunisiens s’attendaient à une année économiquement compliquée. Mais le bilan est encore plus mitigé que prévu. On prévoyait une croissance 2,5%, elle n’aura finalement atteint qu’un maigre 1,5%. On devrait donc bel et bien avoir la fameuse loi des finances complémentaire pour colmater une brèche de 3,3 milliards de dinars (1,3 milliard d’euros environ)

Les caisses de l’Etat ne seront donc pas épargnées en 2017. Le déficit budgétaire s’établit quant à lui à 5,7% du PIB, et le taux d’endettement à 63,9% du PIB, soit 10 points de plus qu’en 2015.

Pour beaucoup, 2017 devrait marquer le premier rééchelonnement de la dette tunisienne dans son histoire. Même l’inflation qui a été particulièrement bien maîtrisée sous le gouvernement Essid semble s’être invitée à la fête : elle a caracolé à 4% en novembre 2016 et fait désormais craindre une baisse considérable d’un pouvoir d’achat déjà sérieusement entamé.

Ce contexte économique tendu se voit exacerbé par la chute de la production minière et pétrolière qui accuse une baisse de 60% depuis 5 ans

Le tourisme et la question du Dinar

La Tunisie a mal à son industrie touristique. Si toutes les destinations de la région semblent accuser le coup du contexte sécuritaire tendu, la Tunisie l’est visiblement dans une toute autre mesure.

Les attentats de 2015, les interdictions de voyage décrétées par certains pays fournisseurs de touristes et les récents évènements de Berlin (dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien) ont miné les recettes de l’Etat.

La seule satisfaction vient du léger redressement des arrivées en provenance de l’Algérie voisine et de la Russie. Pour pallier la baisse des arrivées des ressortissants européens, le ministère du Tourisme lorgne sur le marché touristique saoudien.

En 2017, le gouvernement espère récolter les fruits de l’issue encourageante de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020

Pour en savoir plus sur l’économie tunisienne, découvrez notre reportage sur les investissements en Tunisie :

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