Egypte : des réformes pour pallier le déficit public
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 20 janvier 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 20 Janvier 2017 à 09:13

Baisse des subventions aux énergies fossiles, taxe à la consommation et adoption d’un régime de change flottant. Le point sur les nouvelles réformes en Egypte…

Après la levée de fonds laborieuse qui a renfloué 12 milliards de dollars en provenance du FMI, l’Egypte semble définitivement engagée dans le train des réformes structurelles impopulaires de l’économie et du système fiscal. Objectif : réduire les dépenses par la baisse des subventions publiques et la hausse des taxes. Eclairage…

Moins de subventions, plus de taxes

Pour pallier le déficit budgétaire qui pèse sur son économie, l’Egypte a récemment conclu un accord avec le Fonds Monétaire International (FMI) au sujet d’un projet de sauvetage financier de 12 milliards de dollars avec le dessein d’appuyer le plan des réformes économiques et sociales du pays. Pour déployer cet accord, le gouvernement a prévu de nombreuses mesures structurantes afin de rendre le système fiscal plus équitable.

Réduction des subventions à la consommation de l’énergie fossile

En ce qui concerne les dépenses, l’Egypte privilégiera désormais l’investissement social ainsi que les travaux publics en faveur de la création d’emplois. Le montant des subventions sera largement revu à la baisse. Le gouvernement a d’ailleurs déjà réduit ses subventions aux énergies fossiles à la fin de l’année 2016. Une mesure qui n’a pas manqué de suscité des remous auprès des Egyptiens.

Introduction d’une taxe à la consommation

Pour renflouer les caisses, l’Egypte a adopté une taxe à la consommation (semblable au régime de la TVA) même sur les biens de première nécessité. L’objectif est de dégager de nouvelles ressources pour accompagner les réformes sociales et réduire le déficit budgétaire à court et à moyen terme.

Un taux de change flottant

Le régime de change flottant a été plus ou moins imposé par le FMI en échange de son financement. Cette mesure a provoqué une dépréciation de plus de 50% de la livre égyptienne par rapport au dollar et, par ricochet, une hausse du coût des subventions dans la mesure où l’Egypte importe une grande partie de ses besoins en hydrocarbures.

Le déficit public a été réduit pendant le premier semestre 2016, passant de 6,2% à 5,1% du PIB selon le ministre des Finances Amro Al-Garhi. L’Egypte compte lancer une nouvelle émission obligataire sur le marché international auprès des Émirats-arabes-unis, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne et espère obtenir entre 1,9 et 2,3 milliards de dollars.

Pour en savoir davantage sur l’économie de l’Egypte, découvrez tous les chiffres à connaître sur la capitale du pays : le Caire

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