Retour sur les débuts d'Olivier Poivre d’Arvor, nouvel Ambassadeur de France à Tunis
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Diane Janel
lundi 23 janvier 2017 Dernière mise à jour le Lundi 23 Janvier 2017 à 14:34

Depuis 100 jours, le nouvel ambassadeurs de France à Tunis ne ménage pas ses éfforts, et multiplie les propositions innovantes.

Le 10 septembre 2016, l’arrivée du nouvel ambassadeur de France en Tunisie était perçue d’un œil sceptique. Certains estimaient qu’un profil plus politique conviendrait mieux aux exigences de la fonction d’Ambassadeur. 100 jours après son arrivée, la donne a changé. Très réactif sur les réseaux sociaux, l’ex-patron de France culture a su séduire par sa disponibilité

Dynamique au plan diplomatique, Olivier Poivre d’Arvor ne se laisse pas abattre par la crise qui touche la Tunisie, affirmant qu’il s’agit en fait d’une “transformation assez radicale et impressionnante”. Selon lui, “les indicateurs économiques sont alarmants mais l’indicateur sociétal et démocratique est extrêmement favorable”. Il poursuit les projets lancés par son prédécesseur, François Gouyette.

Un diplomate actif

En coulisses, il a ainsi œuvré à l’accueil par la Tunisie du sommet marquant le cinquantenaire de la Francophonie, en 2020. C’est une première pour un pays du Maghreb. La participation française à Tunisia 2020 confirme les engagements de Paris vis-à-vis de Tunis.

Ainsi, 1,2 milliard d’euros seront versés sur cinq ans sous forme de dons et de prêts, et 60 millions d’euros de dette reconvertis en projets de développement. Ce projet comportera la construction d’un premier hôpital à Gafsa, puis de huit autres établissements régionaux.

Olivier Poivre d’Arvor se réjouit également des partenariats avec  Peugeot, Safran et Airbus . En 2017, il entretient l’espoir de porter le volume des échanges entre les deux pays de 8 à 10 milliards d’euros. Il a aussi l’intention de faire du numérique et de l’enseignement des axes prioritaires avec la création d’un institut franco-tunisien des technologies à Tunis.  

Un défenseur de la culture française

Enfin, le nouvel ambassadeur compte promouvoir la culture française. Il envisage effectivement d’ouvrir un bureau de la francophonie à Tunis. En ce moment, il finalise la réouverture de l’école française de Sfax, ainsi que d’un centre de langues, et il soutient la création de l’Institut franco-sfaxien des métiers (une université franco-tunisienne).

Afin d’assurer une meilleure diffusion de la culture française sur le territoire,  des antennes vont être installées à l’intérieur du pays, notamment à Nabeul et à Gafsa, afin de compléter l’action de l’Institut français de Tunisie (IFT). 

Selon Olivier Poivre d’Arvor, il est capitale de « réinvestir les zones sensibles du pays, c’est-à-dire les imaginaires, les cœurs ».

Pour en savoir plus sur la Tunisie, découvrez notre reportage sur les investissements en Tunisie :

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