La Tunisie se penche sur le phénomène du départ des jeunes dans les zones de conflits
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Karl Demyttenaere
mercredi 25 janvier 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 25 Janvier 2017 à 11:56

L’Assemblée des représentants du peuple a voté le 24 janvier la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’envoi des jeunes dans les zones de conflits comme la Syrie, l’Irak ou la Libye.

D’après l’ONU, 5 500 ressortissants tunisiens ont rejoint les rangs d’organisations djihadistes. La Tunisie est l’un des principaux pays au monde touchés par ce fléau, le premier au Maghreb, devant le Maroc (environ 1 300).

Cette situation préoccupante a poussé l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a voté mardi 24 janvier la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le départ des jeunes dans les zones de conflits comme la Syrie, l’Irak ou la Libye.

Différents mouvements politiques ont accusé le parti Ennahda d’être à l’origine de l’envoi des jeunes Tunisiens pour faire le djihad, mais Ennahda a déclaré ne pas craindre le résultat d’une enquête. 

Concrètement, cette nouvelle commission d’enquête parlementaire en Tunisie naît avec un handicap majeur puisqu’elle ne peut pas mener des investigations. De nombreux députés espèrent que cette initiative est un premier pas pour préparer le terrain à une loi.

L’étape suivante, l’enquête sur les responsabilités de l’envoi des jeunes tunisiens, risque d’être délicate puisque d’après plusieurs élus les implications politiques et judiciaires sont nombreuses. A noter que plusieurs autres commissions parlementaires ont été créées depuis 2011 et n’ont pas pu avancer sur ce dossier.

Pour en savoir plus sur la situation de la Tunisie, découvrez notre reportage sur les investissements dans le pays :

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