La Banque maghrébine d’investissement va libérer le quart de son capital
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Diane Janel
mercredi 22 février 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 22 Février 2017 à 13:15

Les cinq pays membres de l’Union du Maghreb arabe (l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie et la Mauritanie) ont décidé de libérer le quart du capital de la Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur.

Les cinq pays membres de l’Union du Maghreb arabe (UMA), soit l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie ainsi que la Mauritanie, vont libérer le quart du capital de la Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur (BMICE). Selon Noureddine Zekri , directeur général de cette institution, cela représente une enveloppe de 150 millions de dollars.  

La nouvelle a été annoncée au cours d’une conférence le 18 février intitulée  “l’implantation des sociétés tunisiennes en Algérie : le partenariat et la complémentarité économique”. 

Favoriser les échanges commerciaux

Lancée officiellement en 2015, la BMICE servira à financer des projets communs aux cinq Etats membre de l’Union du Maghreb arabe (Maroc, Algérie, Tunisie, Mauritanie et Libye) dans les secteurs des infrastructures, des transports, des télécommunications et de l’électricité.

« Nous finançons les projets d’intérêt commun. C’est un terme qui peut revêtir différentes dimensions. Dans notre cas, il peut s’agir d’un même capital, une matière première maghrébine qui profite à d’autres pays, une technologie made in Maghreb, ou encore d’un pilote dans l’un des pays maghrébins duquel profiterons tous les pays de la région. Il faut reconnaître qu’une mise à niveau est importante entre nos 5 pays. Car ils ne sont pas tous au même niveau de développement » a déclaré Noureddine Zekri, directeur général de l’institution.

La BMICE veut axer sa mission sur différents niveaux: encourager la libre circulation et l’implantation des opérateurs privés dans les différents pays maghrébins, la récolte des financements pour les produits structurants et le développement et l’harmonisation des réglementations pour avancer plus rapidement et plus sûrement dans un espace socio-économique qui est convoité par les partenaires européens américains et asiatiques.

Un accord ancien

En réalité, l’accord sanctionnant la création de la BMICE a été signé en 1991 entre les cinq pays de l’UMA, mais le statut de la Banque n’a été officialisé qu’en 2006.

L’UMA, qui représente un marché de 90 millions de consommateurs, est resté en suspens durant plus de 25 ans à cause du conflit entre le Maroc et l’Algérie qui se concentrait dans le  Sahara occidental. Dans tout les cas, le commerce entre les cinq membres de l’UMA est peu fructueux, puisqu’il ne représente que 3% des échanges globaux de ces pays, soit l’un des taux d’intégration les plus faibles au monde. 

Pour en savoir sur les grands projets au Maghreb, découvrez notre interview exclusive de Jean-Louis Guigou, Président-fondateur d’Ipemed :

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