Quelles sont les prévisions de croissance en Tunisie d'après la Banque centrale pour 2017-2018 ?
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Diane Janel
jeudi 23 février 2017 Dernière mise à jour le Jeudi 23 Février 2017 à 15:32

Selon les estimations de la Banque centrale, il est prévu une croissance économique de 2,3% en 2017 et de 2,8% en 2018 en Tunisie. Certains secteurs devraient davantage en bénéficier que d’autres…

Vue du siège de la Banque centrale de Tunisie

Selon des prévisions de la Banque centrale de Tunisie (BCT), la croissance économique, estimée à 1,3% en 2016, devrait passer à 2,3% en 2017 et 2,8% en 2018. En dépis de l’inflation qui frappe le pays, les secteurs de l’agriculture et de l’industrie devraient connaître un regain de dynamisme.

Des chiffres encourageants

Dans sa note sur les ‘‘Évolutions économiques et monétaires et les perspectives à moyen-terme’’, du mois de février 2017, la BCT estime que la croissance économique, évaluée aux prix constants 2010, a légèrement grimpé. En effet, en 2016 elle affiche un taux de 1,3%, contre 1% en 2015.

Par la suite, ces chiffres devraient doubler, passant de 2,3% à 2,8% entre 2017 et 2018. Le rapport annonce que : “La croissance économique qui a pâti de deux années moroses, devrait se maintenir sur une tendance haussière graduelle en 2017 et 2018”.

Gare à l’inflation !

En 2016, le taux d’inflation a été à son plus bas niveau depuis 2012, soit 3,7% contre 4,9% en 2015. Le rapport prévoit une hausse de l’inflation avec un taux de 4,8% au terme du premier trimestre 2017 et un taux moyen de 4,7% pour toute l’année 2017.

«La politique budgétaire est de plus en plus contrainte par la hausse structurelle des dépenses courantes et la faiblesse des ressources, limitant ses marges de manœuvre pour mener une politique contra-cyclique », ajoute la note.

Quant à la balance courante, elle « demeure fragilisée par l’ampleur du déficit énergétique, la part de plus en plus grandissante des importations non productives et par un secteur touristique qui peine à se relever, exacerbant les pressions sur les réserves de change ».

Les crédits à l’économie, renforcés en 2016, ont pu aider les professionnels et les particuliers. Cependant, selon le rapport de la BCT, « la poursuite des pressions sur la liquidité bancaire dans le sillage d’un déficit courant toujours important, induisant un déséquilibre permanent entre l’offre et la demande de devises sur le marché des changes, et une intervention accrue de la BCT sur ce marché pour lisser ce déséquilibre, en plus de l’effet de la hausse importante des billets et monnaies en circulation ».

Le principal risque de l’inflation consiste dans la  flambée des prix du pétrole à l’échelon international. Afin de prevenir ce phénomène, BCT a annoncé l’entrée en vigueur en janvier dernier de l’accord des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) relatif à la réduction de la production des produits pétroliers.

Un “coup de fouet” pour différents secteurs

Mis à part le secteur de l’énergie, la plupart des secteurs d’activité vont contribuer à la croissance du PIB en 2017-2018. En effet, le regain de dynamisme du secteur industriel en 2016, en particulier des entreprises exportatrices, devrait perdurer, grâce à l’appui des principaux partenaires commerciaux.

La BCT s’attend également à une amélioration graduelle des performances du secteur touristique, fortement affecté en 2015 et 2016, par les attentats terroristes. Quant à la valeur ajoutée de l’administration publique, elle devrait ralentir sensiblement, freinée par les hausses passées de la masse salariale et les contraintes budgétaires importantes.

Pour en savoir plus sur la situation économique de la Tunisie, découvrez notre reportage :

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