mercredi 1 mars 2017
Dernière mise à jour le Mercredi 1 Mars 2017 à 17:03
Retour sur le lancement dernièrement du fonds marocain Outlierz dédié à l'Afrique d'une valeur de 4 millions d'euros. Comment cette structure dynamique prévoit d'aider les starts-ups africaines ?
Outlierz, un fonds dédié aux startups africaines, voit le jour. Il prévoit d’investir des tickets allant de 46 000 à 187 000 euros, dans des start-ups. Toutes les start-ups, développée ou non, peuvent profiter de ce » coup de pouce ». Les entreprises sélectionnées bénéfécieront aussi de l’expertise d’un réseau de professionnels.
Renforcer les petites et grandes startups
Dans un communiqué, Outlierz a annoncé qu’il a l’intention de « générer des startups à fort potentiel de croissance, de faciliter leur collaboration avec les grands groupes et de les accompagner jusqu’à leur prochaine levée de fonds ».
Le communiqué précise également que la société souhaite financer des startups « au stade ‘pre-seed », c’est-à-dire les entreprises qui disposent d’un prototype et des premiers clients ainsi que les start-ups « au stade ‘seed‘, c’est-à-dire celles qui ont un produit sur le marché et génèrent déjà un chiffre d’affaires.
Toute start-up africaine avec un produit un minimum viable ou un prototype a pu ainsi candidater avant le 28 février, y compris ceux qui sont plus avancés dans le lancement.
Prendre exemple sur les startups californiennes
Outlierz a été crée par Kenza Lahlou, qui dirige un réseau d’entrepreneurs appelé StartupYouLife. Sonintention première consistait à importer dans son pays l’esprit dynamique qui régne au sein des entreprises californiennes. Le projet estsoutenu par Michael Seibl ,le président du conseil d’administration de Y Combinator, et500 Startupsde Hassan Haider.
Il y a peu de fonds basés sur la région du Maghreb, le Fonds numérique du Maroc est l’un des plus important. Africinvest, quant à lui, est basé en Tunisie. Selon la base de données VC4A, Outlierz va dailleurs rejoindre une gamme d’investisseurs et de groupes d’investissement basés sur tout le continent.
Il y aura probablement une concurrence avec des fonds localisés au Moyen-Orient, et qui commencent aussi à convoiter l’Afrique de l’Est.
Pour en savoir plus l’écosystème des start-ups au Maroc, découvrez notre interview de Naoufal Chama, Président de Start-Up Maroc :
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