La Tunisie doit engager des réformes majeures pour bénéficier à nouveau de l'aide du FMI
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Diane Janel
jeudi 2 mars 2017 Dernière mise à jour le Jeudi 2 Mars 2017 à 10:49

Le Fonds monétaire international (FMI) a décidé de reporter le versement de la deuxième tranche de son prêt à la Tunisie, faute de réformes sérieuses de la part du pays.

 

Le FMI va  reporter le versement de la deuxième tranche de son prêt à la Tunisie, a annoncé la ministre tunisienne des Finances, Lamia Zribi le 27 février. Selon la ministre, l’institution financière reproche à la Tunisie, son « manque de progrès dans la mise en œuvre des réformes », et qui conditionnent le versement de la seconde tranche du prêt s’élèvant à 700 millions de dollars.

Un premier versement de 320 millions d’euros

Pour rappel, le Fonds monétaire international a validé en mai 2016 l’octroi d’un crédit de 2,9 milliards de dollars à la Tunisie. La Tunisie a jusque-là obtenu 320 millions de dollars pour la première tranche, alors que le reste du montant sera versé en plusieurs étapes, en fonction de l’avancement des réformes économiques engagées par le pays. Selon Lamia Zribi,”la deuxième tranche de ce crédit aurait dû être versée en décembre 2016″.

Des efforts condidérables à fournir

Lamia Zribi a déclaré qu’une délégation du FMI est attendue en Tunisie le mois prochain pour discuter des réformes nécessaires pour obtenir le financement et de la troisième tranche du prêt. Du coté du FMI, cette rencontre sera annulée si l’Etat tunisien ne réalise pas des progrès considérables. 

Dans le cadre des réformes demandées par le Fonds monétaire international (FMI), la Tunisie devra vendre des participations dans trois banques publiques cette année et supprimer jusqu’à 10 000 emplois dans le secteur public.

La restructuration des banques publiques est l’un des principaux points de l’accord conclu entre le gouvernement tunisien et le Fonds Monétaire International (FMI) dans le cadre du programme de financement.

Les autres points portent principalement sur la maitrise de la masse salariale dans la fonction publique et la réforme fiscale. Dans cette optique, le gouvernement mettra en œuvre un programme de départ volontaire en retraite anticipée dans la fonction publique. Cette mesure permettra de supprimer au moins 10 000 emplois dans le secteur public en 2017.

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