Les prochaines réformes doivent miser sur l’investissement privé en Egypte
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Diane Janel
mardi 14 mars 2017 Dernière mise à jour le Mardi 14 Mars 2017 à 08:40

Selon la Banque mondiale, les prochaines réformes égyptiennes doivent prioriser l’investissement privé, notamment en favorisant la transparence. L’institution international a prodigué de nombreux conseils aux autorités du Caire.

Hafez Ghanem, Vice-Président de la Banque Mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a accordé une interview à Reuters, dans laquelle il déclare qu’une série de réformes économiques sera nécessaire au Caire. Les réformes en question devront se concentrer sur la transparence pour attirer davantage d’investisseurs.

Attirer les investisseurs

Dans cette interview, M. Ghanem a déclaré: « les prochaines réformes devront, d’une part, se concentrer sur le niveau micro et les réformes réglementaires et, d’autre part, rendre le système plus transparent pour attirer les investisseurs».

Selon lui, l’Egypte doit être plus attractive avec les investisseurs. Mais elle doit également passer des subventions et procéder à des transferts ciblés pour les pauvres: « Nous devons observer une importante augmentation de l’investissement privé. Il ne s’agit pas uniquement des grandes entreprises privées. Les réformes doit être axées sur la promotion des PME et aider à développer l’esprit d’entrepreneuriat chez les jeunes », a-t-il préconisé.

Mais Hafez Ghanem a également reconnu les efforts engrangés par le gouvernement égyptien qui a entrepris des réformes concernant les entreprises. « Les mesures macroéconomiques, du côté des taux de change, ont été essentielles pour rendre l’investissement plus attrayant et, plus facile, l’accès aux devises étrangères et à l’importation ».

Prêt de la Banque Mondiale

Pour rappel, la Banque mondiale avait accordé, courant décembre, après approbation de son conseil, la deuxième tranche de 1 milliard de dollars d’un prêt triennal d’un montant total de 3 milliards de dollars à l’Egypte. Ce prêt visait à soutenir un programme de réformes économiques mené par le gouvernement dans les principaux secteurs de l’économie.

Mais il ambitionnait aussi de favoriser la création d’emplois, et la stimulation de la croissance afin d’attirer de nouveaux investissements. Le programme de financement à l’appui des politiques de développement repose sur la collaboration avec des partenaires de développement, notamment la Banque africaine de développement qui fournit un financement parallèle de 500 millions de dollars. 

Ashish Khanna et Ibrahim Chowdhury, les chefs de ce programme à la Banque mondiale s’accordent sur la nécessité de créer un « programme de financement à l’appui des politiques de développement vise, entre autres, à apporter des changements significatifs au profil énergétique de l’Égypte, grâce notamment à l’adoption de mesures axées sur la modernisation des secteurs de l’électricité et du pétrole et à l’accroissement de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique du pays ».

Afin d’obtenir l’approbation de la troisième tranche du prêt, vers la fin de cette année, Hafez Ghanem a déclaré à Reuters qu’il travaillera avec le gouvernement du président Abdel Fattah al-Sissi.

Pour en savoir davantage sur l’économie de l’Egypte, découvrez nos vidéos inédites :

    

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