L’Algérie lance un énorme appel d’offres pour la construction de centrales solaires
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Diane Janel
mercredi 15 mars 2017 Dernière mise à jour le Mercredi 15 Mars 2017 à 11:34

Le ministère de l’Energie va lancer un appel d’offres relatif au méga-projet solaire photovoltaïque de 4 025 MW qui sera lancé dès la fin du mois de mars. Une initiative gigantesque qui devrait faire entrer l’Algérie dans l’ère des énergies renouvelables.

Selon le PDG de la compagnie de l’engineering de l’électricité et du gaz (CEEG), M. Mohamed Arkab, l’Algérie prévoit de lancer, entre fin mars et début avril, un appel d’offres pour les entreprises afin de permettre la construction de centrales solaires d’une capacité de 4 025 MW.

Mohamed Arkab, dont la compagnie a été chargée par le ministère de l’Energie de préparer l’appel d’offres, a aussi précisé que ce dernier s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de développement des énergies renouvelables.

Un projet en deux parties

Le projet est en deux parties. La première partie du programme est énergétique : on prévoit de construire plusieurs centrales dans les hauts plateaux et le sud du pays où le potentiel solaire est important. Les centrales solaires seront implantées dans plusieurs wilayas comme Bechar, El Oued, Ouargla, Biskra, Djelfa et Msila, a fait savoir M. Arkab, en indiquant que la capacité moyenne par centrale dépassera les 100 MW.

La deuxième partie du projet est industrielle : GEEC prévoit en effet  de construire d’une ou plusieurs usines de fabrication d’équipements et composants de centrales photovoltaïques. Ainsi, plusieurs coentreprises spécialisées dans la fabrication de modules photovoltaïques, d’onduleurs et d’autres équipements électriques, pourront être crées.

Les différents actionnaires

Chacune de ces sociétés sera détenue à 51% par l’Algérie, qui sera représentée par la Sonatrach et la Sonelgaz. La Sonatrach sera le plus important actionnaire dans les sociétés du méga-projet solaire . En effet, la compagnie participera au projet énergétique à 40% dans chaque société de projet, alors que la Sonelgaz et les entreprises publiques et privées nationales prendront 11%.

Le capital social de chaque entreprise sera réparti conformément à la réglementation régissant l’investissement étranger. Celle-ci accorde une prise de participation de 51% à l’investisseur national et de 49% au partenaire étranger

Il est précisé également que le taux de participation maximal au capital de chacune des sociétés de projet est limité à 6% pour les entreprises privées algériennes. De manière générale, le projet se financera à 30% sur fonds propres des actionnaires et à 70% par emprunt bancaires. Il devrait excéder 4 milliards de dollars selon les experts.

Une économie d’énergie avantageuse

L’objectif, à long terme, consiste à implanter une base industrielle dans le domaine du photovoltaïque, a expliqué M. Arkab. De plus, l’entrée en service de cet ambitieux projet va permettre de réduire considérablement la consommation du gaz, également utilisé dans la production d’électricité en Algérie.

Il est donc avantageux pour le groupe Sonatrach de participer à ce projet qui va lui donner l’opportunité de récupérer des volumes importants de gaz destinés à la production de l’électricité en les réorientant vers l’exportation, a-t-on expliqué.  

Les centrales solaires vont fonctionner le jour en alternance avec les centrales à gaz, ce qui générera une importante économie d’énergie. “A la Sonelgaz, nous sommes en train de travailler pour réduire la consommation de gaz, en privilégiant également les centrales à cycle combiné” , a-t-il indiqué.

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