Liban : les investisseurs des pays du Golfe très attendus
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Karl Demyttenaere
vendredi 24 mars 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 24 Mars 2017 à 08:43

Entre le Liban et les pays du Golfe, les relations économiques se sont un peu refroidies suite à des incidents diplomatiques. Au Liban, on tente de recoller les morceaux.

A l’occasion du Lebanon Economic Forum organisé le 19 mars 2017, les entrepreneurs libanais ont réitéré leur souhait de voir les relations avec les voisins du Golfe repartir sur de bonnes bases pour relancer l’entrepreneuriat local. Décryptage…

Le gouvernement libanais souhaite supprimer tout obstacle au retour des investisseurs du Golfe

Entre le Liban et ses partenaires du Golfe, les relations économiques ne sont pas forcément au beau fixe depuis que les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Koweït et Bahreïn) ont interdit à leurs ressortissants de séjourner dans le pays de Michel Aoun suite à des incidents diplomatiques.

C’était en février 2016. Depuis, des efforts sont faits pour donner une nouvelle impulsion aux relations entre les deux parties, « car nul n’ignore qu’elles connaissent un refroidissement qui impacte l’activité touristique, les investissements et les échanges commerciaux », a déclaré le président du groupe al-Iktissad wal Aamal, Raouf Abou Zaki, lors du Lebanon Economic Forum.

Aujourd’hui, le souhait du gouvernement libanais est de regagner la confiance des pays du Golfe en éliminant tout obstacle au retour des investisseurs. Avant la rencontre avec le Pape François à Rome, le 16 mars dernier, la visite officielle menée début janvier par le président de la République, Michel Aoun, à Riyad puis à Doha, s’inscrivait justement dans cette dynamique.

Encore des efforts à faire pour séduire à nouveau les investisseurs

En effet, le souhait des milieux d’affaires libanais s’est heurté aux attentes des conférenciers ressortissants des pays du CCG, qui ont posé plusieurs conditions au retour des investisseurs arabes. L’ancien ministre des finances koweïtien, Badr al-Humaidhi, a insisté sur la nécessité d’une « réforme des régulations libanaises en matière de gestion des affaires, une amélioration de la situation politico-sécuritaire locale et une lutte contre la corruption ».

De son côté, le PDG du groupe industriel saoudien Moaibed Group a exprimé son inquiétude vis à vis de l’évolution de la situation au Liban. « En revenant après cinq à sept ans d’absence, nous avons l’impression que rien n’a changé au Liban au niveau de la qualité des infrastructures. Le Liban doit améliorer ses infrastructures s’il souhaite attirer des investisseurs », a-t-il fait remarquer. La balle est désormais dans le camp du nouveau gouvernement.

Pour en savoir plus sur le Liban et son économie, découvrez nos vidéos :

   

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