L’Algérie s'évertue à réduire ses importations pour combattre le déficit commercial
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Diane Janel
mardi 28 mars 2017 Dernière mise à jour le Mardi 28 Mars 2017 à 12:29

L’Algérie, confronté depuis quelques années dans un déficit commercial, décide de généraliser son régime de licence pour toutes les importations. Ainsi, plusieurs secteurs vont être régis par des quotas et des mesures administratives.

 

Le 20 mars 2017, un communiqué du ministère algérien du commerce a annoncé « que tous les produits destinés à la consommation finale, sont désormais soumis au régime des licences d’importation ». Le régime de licence, qui s’appliquait autrefois à certaines importations bien précises, se généralise maintenant à toute les importations.

Une mesure qui n’est pas lien avec le déficit commercial que connaît le pays depuis quelques années. Cependant, après reflexion, le Conseil interministériel consacré aux importations a estimé que seulement cinq produits seront concernés par ces licences d’importation.

Réduire le déficit commercial

Le gouvernement algérien souhaite renforcer son arsenal juridique et réglementaire visant à réduire les importations de produits. Cette initiative a été engagée pour lutter contre le niveau élevé du déficit commercial

Pour rappel, cette année la balance commerciale algérienne a affiché un déficit record de 18,8 milliards de dollars contre 14,7 milliards en 2015. Toutefois, ce déficit commercial connaît une baisse de 55% sur les deux premiers mois de l’année 2017.

Faire diminuer les importations

Le gouvernement voulait donc généraliser les licences d’importations de quotas ainsi que d’autres mesures administratives à tout une série de secteurs. Seulement les médicaments devaient être “épargnés”.

Selon le ministre du Commerce par intérim, Abdelmadjid Tebboune, il est nécessaire de sauvegarder les devises du pays. « Vous vous rendez compte que nous importons 7 à 8 milliards de dollars de produits superflus », a-t-il déclaré le 23 mars à la radio nationale. Il a donné des exemples du chewing gum ou de la mayonnaise dont les montants d’importation sont énormes.

5 produits concernés

Cependant, le Conseil interministériel consacré aux importations est revenu sur sa décision le 23 mars. Le gouvernement a estimé qu’ « il y a 50 000 produits finis qu’on ne peut pas soumettre aux licences. Ce n’est pas une limitation des importations, mais une régulation des prix », si l’on en croît une source officielle.

Ainsi, cinq produits seulement sont soumis aux licences. Il s’agit de la banane, des véhicules, du fil à machine, du rond à béton et du ciment.

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