Tunisie : adoption du projet de loi d’urgence économique
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 31 mars 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 31 Mars 2017 à 08:55

Avec son projet de « loi d’urgence économique », la Tunisie souhaite redresser l’économie en crise et corriger ses dysfonctionnements inquiétants. Explications.

Le quartier du Lac à Tunis

Croissance économique lente, dette publique et finances publiques en difficulté. Voilà les termes qui décrivent au mieux la situation économique de la Tunisie. Le pays déclaré en état de crise économique s’est engagé dans une bataille pour relancer la croissance économique, avec un train de réformes importantes menées dans de nombreux secteurs d’activité.

Malgré les efforts déployés par les pouvoirs publics, le contexte de reprise est jugé encore insuffisant. Un projet de loi, dite d’urgence économique, permettrait à la Tunisie d’alléger les procédures administratives pour les projets nationaux prioritaires afin de relancer l’économie et dynamiser le marché de l’emploi.

Lever les freins à l’investissement

La mise en œuvre des réformes structurelles implique plus de souplesse dans l’application des procédures administratives afin de remettre sur pied la situation économique du pays et impulser l’investissement national et étranger.

Face à l’étendu des défis économiques et sociaux, le projet de loi d’urgence économique, sollicité par les bailleurs de fonds internationaux, sera bientôt soumis à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour examen et adoption rapide. 

« La nouvelle loi enverra un message fort à tous les investisseurs les assurant que la Tunisie est engagée à créer un meilleur climat d’investissement », explique Ridha Saïdi, conseiller économique du chef du gouvernement Youssef Chahed.

L’article 2 de la loi d’urgence économique au cœur des débats

La loi d’urgence économique sera soumise entre la moitié et la fin d’avril à l’ARP. Cette nouvelle législation inquiète les partis d’opposition qui dénoncent les dispositions favorisant l’opacité des marchés publics et la corruption, les autorisations se rapportant aux investissements privés et aux projets prioritaires n’étant pas soumises à des appels d’offres mais plutôt accordées directement par le chef du gouvernement.

Selon l’article 1er du projet de loi d’urgence économique : « L’objectif de la loi étant de promulguer des dispositions exceptionnelles relatives aux procédures et procédés permettant d’accélérer la réalisation des grands projets qu’ils soient publics ou privés ».

Cette disposition de la loi permettra une croissance économique oscillant entre 2,5% et 3% en 2017, et il n’est pas question de remettre en cause l’article 2 du projet, a martelé le gouvernement tunisien. Affaire à suivre…

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur la Tunisie :

   

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