Les commerces syriens illégaux, un risque ou un futur atout pour l’économie libanaise ?
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Karl Demyttenaere
mardi 4 avril 2017 Dernière mise à jour le Mardi 4 Avril 2017 à 09:32

Le Liban accueille près de 1,5 millions de réfugiés syriens et certains d’entre eux ouvrent des commerces. Problème : ils constituent une concurrence déloyale pour les commerçants libanais qui ne cachent pas leur colère.

Situé à proximité de la Syrie, le Liban accueille depuis le début du conflit dans ce pays de nombreux réfugiés syriens (environ 1,5 millions)

D’après un rapport de l’Organisation international du travail (OIT) publié en 2013, il existait au Liban des « centaines de petites entreprises tenues par des Syriens » dans plusieurs secteurs. Cette enquête reposait en particulier sur des groupes de discussion rassemblant des entrepreneurs et des employés dans le Akkar (Liban-Nord) et la Békaa. 

Toujours en 2013, une enquête du ministère libanais de l’Économie et du Commerce recensait près de 1 200 sociétés ouvertes sans autorisation par des Syriens, en majorité principalement des commerces, dans l’ensemble du pays.

Dans le détail, cette analyse avait révélé que 54% de ces sociétés étaient installées dans la Békaa ; 28,8% à Beyrouth (principalement dans le quartier de Bourj Hammoud) et au Mont-Liban ; près de 9% au Liban-Nord et enfin un peu plus de 8 % dans le Sud.

Les autorités réagissent

Face à ce phénomène, le ministre de l’Économie d’alors, Fouad Fleifel, avait ordonné la fermeture de 377 enseignes ouvertes par des Syriens dans la Békaa. Cette mesure radicale n’a pas véritable permis de stopper le mouvement.

Face à l’absence de réaction de l’Etat libanais depuis, les responsables locaux dans plusieurs régions libanaises multiplient depuis le début 2017 les sanctions contre les PME ouvertes sans autorisation par des ressortissants.

Les commerçants libanais leur reprochent en particulier de revendre des produits de contrebande en dessous des prix du marché, d’employer exclusivement des Syriens à des salaires plus bas que ceux des Libanais, de ne pas payer d’impôts ou encore d’utiliser gratuitement les infrastructures du pays.

Malgré tout, pour certains observateurs, la pérennisation de certains de ces commerces syriens au Liban pourrait avoir des effets positifs à long terme sur l’économie libanaise

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