Le Maroc se dote d’un nouveau gouvernement
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Karl Demyttenaere
jeudi 6 avril 2017 Dernière mise à jour le Jeudi 6 Avril 2017 à 09:58

Le nouveau gouvernement du Maroc mené par Saad-Eddine Al-Othmani a été officiellement nommé. On dénombre 39 membres (vingt ministres, six ministres délégués et treize secrétaires d’Etat). Ce qu’il faut savoir sur son nouvel équilibre politique.

Mission accomplie pour Saad-Eddine Al-Othmani, numéro deux du parti islamiste Justice et développement (PJD) : nommé le 17 mars par le roi pour trouver une nouvelle majorité, il a su la rassembler mais au prix de lourdes concessions afin de former son cabinet. 

Le 5 avril, le roi du Maroc a ainsi nommé les membres du nouveau gouvernement issu des législatives du 7 octobre 2016. Ainsi, la nouvelle équipe est composée de 39 membres avec 20 ministres, 6 ministres délégués et 13 secrétaires d’Etat. A noter qu’une seule femme est ministre de plein exercice, Bassima Hakkaoui à la famille, la solidarité et l’égalité tandis que 8 autres femmes sont secrétaires d’Etat.

Un nouvel équilibre

Le parti RNI (Rassemblement National des Indépendants – libéraux) arrivé quatrième avec 37 sièges, obtient des ministères clés dans le nouvel exécutif. Il a bénéficié de l’arrivée à sa tête en octobre dernier de Aziz Akhannouch. Ce dernier reste à la tête du département de l’Agriculture mais avec des compétences plus larges, incluant l’Agriculture, la pêche, le développement rural et les eaux et forêts.

D’autres portefeuilles ont été attribués à ce mouvement : l’économie et des finances (Mohammed Boussaid), l’industrie, commerce et l’investissement (Moulay Hafid Elalamy), la jeunesse et des sports (Rachid Talbi Alami) et la justice (Mohammed Aujar).

Parallèlement, le PJD (Parti de la Justice et du Développement – islamistes modérés) pourtant arrivé en tête des élections, ne s’accapare qu’une dizaine de portefeuilles dont l’équipement et les transports ainsi que l’énergie et les mines, en incluant quatre secrétaires d’Etat (n’assistant pas aux conseils des ministres), mais n’hérite d’aucun ministère stratégique.

A noter qu’un autre dirigeant du PJD, le syndicaliste Mohammed Yatim, devient ministre de l’emploi. Nasser Bourita, ministre délégué dans le gouvernement sortant, prend la suite de Salaheddine Mezouar à la tête de la diplomatie marocaine Ahmed Taoufiq, en poste depuis quinze ans pour sa part, reste à la tête des affaires islamiques.

Le ministère clé de l’Intérieur est dévolu à l’ex-wali (gouverneur) de Rabat-Salé-Kénitra Abdelouafi Laftit tandis que son prédécesseur à ce poste Mohammed Hassad (également X-Ponts et chaussées) prend la tête un grand ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.

Découvrez la composition complète du nouveau gouvernement ici.

Pour en savoir plus, découvrez nos interviews de plusieurs membres du gouvernement marocain :

 

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