Le Maroc veut améliorer la rentabilité de ses entreprises publiques
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 7 avril 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 7 Avril 2017 à 08:08

Le renforcement de l’autonomie financière et la réforme des entreprises publiques sont désormais les sujets majeurs de la politique publique au Maroc.

Le port de Jorf Lasfar sur la côte Atlantique d’où est exporté le phosphate marocain 

Inefficacité productive, carences organisationnelles et résultats financiers déficitaires… une série de dysfonctionnements remet sur le devant de la scène le débat sur la réforme des entreprises étatiques au nom du développement économique et social. Cette fois-ci, c’est la rentabilité des entreprises publiques qui est en cause. Décryptage…

Un nombre réduit des EEP réalisent l’essentiel de la performance du secteur

Le dernier rapport de la Cour des Comptes au sujet du portefeuille public marocain met en lumière l’existence de deux catégories d’entreprises publiques : celles qui affichent résultats déficitaires ou très faiblement positifs, et une poignée d’entreprises qui participent activement à la création de la richesse et au développement de l’économie marocaine.

Trois entreprises accaparent 50% du total des transferts du secteur des EEP. L’OCP a réalisé près de 27% du chiffre d’affaires, soit environ la moitié des bénéfices des entreprises publiques, et 31% de la valeur ajoutée (VA).

La sous-performance des entreprises publiques marocaines est pour beaucoup la cause de l’absence d’une politique de la part de l’Etat : le montant des transferts des EEP vers le trésor varie, en effet, d’une année à l’autre en fonction des besoins du budget général du pays. De plus, l’Etat impose souvent aux entreprises de supporter de lourds investissements sachant qu’elles ne disposent pas d’une capacité d’autofinancement suffisante.

Une nouvelle approche au service de l’efficacité publique

De nombreuses réformes portées par les pouvoirs publics dans le cadre de la gouvernance des entreprises publiques traduisent la volonté du Maroc à faire de cette thématique une variable motrice pour la modernisation de l’action publique et la promotion de l’investissement.

Aujourd’hui, l’impératif de la réforme du cadre juridique et institutionnel a été remplacé par celui de l’indépendance et l’autonomie financière des entreprises publiques. Une réforme originale et prometteuse qui se distingue des politiques de privatisation en cascade expérimentées dans de nombreux pays comme la France et le Royaume-Uni.

Cette nouvelle réforme distinguera les entreprises publiques en fonction de la participation de l’Etat dans le capital et des subventions accordées afin d’assurer une meilleure visibilité sur la rémunération de l’Etat actionnaire, tout en faisant de l’autonomie financière la nouvelle pierre angulaire de l’amélioration de la rentabilité et de la performance des entreprises publiques.

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