Les loyers s’enflamment à Beyrouth
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 21 avril 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 21 Avril 2017 à 08:28

Les jeunes beyrouthins éprouvent d’énormes difficultés à trouver un loyer dans la capitale du Liban, mais les prix devraient baisser sur le moyen terme. Focus.

Les prix des loyers à Beyrouth ont considérablement augmenté ces dernières années. Dans un pays où le salaire moyen dans le secteur privé est d’environ 1 200 dollars par mois, selon les stattistiques du ministère libanais des Finances, les jeunes sont éprouvés par la cherté des logements proposés à la location dans la capitale. Eclairage.

Une augmentation de 160% des loyers à Beyrouth

Dans la capitale libanaise, les prix des loyers ont augmenté de 160%, voire plus. Un jeune célibataire doit ainsi compter entre 8 et 11 dollars le m² par mois pour espérer trouver un logement. Or, la plupart des jeunes ne peuvent pas dépasser 1 000 dollars par mois pour le loyer et se voient obligés de se rabattre sur des logements mal entretenus pour parvenir à s’en sortir.

Certains observateurs imputent cette hausse des prix des loyers à la situation humanitaire catastrophique en Syrie. En effet, les organisations et ONG internationales ont augmenté considérablement le nombre de leurs employés dépêchés au pays du Cèdre pour venir en aide aux réfugiés syriens, mettant le parc locatif sous une forte pression.

Certains propriétaires compliquent davantage les choses car ils préfèrent louer leurs biens aux expatriés qui s’installent dans le pays pour une durée bien déterminée, contrairement aux locaux qui peuvent occuper un appartement pour une longue durée.

Une baisse des prix en perspective

Pour pouvoir se loger convenablement, certains jeunes se voient obligés de demander un soutien financier à leurs parents, tandis que d’autres préfèrent s’orienter vers la banlieue, notamment à Ain el-Remmané, Jdeidé, Hadeth, Hazmiyeh ou encore Furn el-Chebbak, où il est possible de dénicher un appartement à 850 dollars, voire un peu moins.

Les professionnels du secteur s’attendent toutefois à une baisse des prix qui pourrait atteindre les 20% dans les trois années à venir, en continuité d’une tendance à la baisse qui se développe depuis deux ans et qui s’explique par une offre largement supérieure à la demande à Beyrouth, en raison notamment des nouveaux logements qui y sont construits chaque année.

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