En Tunisie, un Conseil de la presse est créé pour lutter contre les dérives
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Diane Janel
jeudi 27 avril 2017 Dernière mise à jour le Jeudi 27 Avril 2017 à 12:52

Un Conseil de la presse a officiellement été lancé en Tunisie afin de lutter contre “les dérives” dans le secteur médiatique ! Objectif : instaurer “un journalisme de qualité”. A l’origine de cette initiative se trouve le syndicat national des journalistes tunisiens, et l’Association des directeurs de journaux.

En Tunisie, le Conseil de la presse a été officiellement installé le 20 avril 2017. Créé pour lutter contre “les dérives” dans le secteur médiatique, en pleine refonte depuis la révolution de 2011, cette initiative vise à instaurer “un journalisme de qualité” en rétablissant la déontologie du métier.

A l’origine de ce projet se trouve plusieurs organisations comme le SNJT et l’Association des directeurs de journaux. Pour l’instant, il est dirigé par un comité provisoire composé de 5 membres représentant le Syndicat des médias.

Ils proviennent de l’Union générale tunisienne du travail (Ugtt), de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux (Ftdj), du Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt) et de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (Ltdh).

« C’est un jour historique, pas seulement pour les journalistes […] mais aussi pour la démocratie tunisienne et la liberté d’expression en général », s’est félicité Néji Bghouri, le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), lors d’une conférence de presse.

Faire respecter la déontologie de la presse

Le conseil d’autorégulation fraîchement lancé sera notamment chargé de rédiger une charte de déontologie qui préservera la transparence et l’indépendance de la presse.

Sur les missions du Conseil de la presse, Mohamed Laaroussi Ben Salah, qui siège dans l’instance provisoire, a déclaré: « nous établirons un code à suivre et nous ferons respecter l’éthique journalistique sur tous les supports d’information : presse écrite, télévision et radio»

Un contexte tendu

Le lancement de l’instance « survient dans un contexte sans précédent qui connaît de plus en plus de manquements à l’éthique journalistique dans plusieurs médias audiovisuels, écrits et électroniques en Tunisie », a relevé dans un communiqué l’ONG “Article 19“, qui a accompagné sa création.

Nous recevons de nombreuses plaintes de la part du public concernant des violations commises par les médias et la presse, notamment pour régionalisme (…) ou racisme“, a expliqué M. Bghourif.

En effet, selon lui,  beaucoup de Tunisiens jugent que certains médias sont devenus des outils “pour régler des comptes, calomnier, propager de fausses informations et parfois pour diffuser des discours de violence et de haine“.

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